Page 7

aller à la page 8

Retour à l'Accueil

Sans la Révélation, il n'y a pas de vraie connaissance

2.6  Sans la Révélation, il n’y a pas de vraie connaissance[10]

Certains affirment que si les présupposés Chrétiens sont nécessaires pour comprendre, il s’ensuit que les non-Chrétiens ne peuvent rien comprendre du tout. Or, en consultant l’histoire des découvertes, il est évident que de nombreux non croyants ont atteint un haut niveau de connaissances. Ce qui à leurs yeux rendrait le présuppositionnalisne sans valeur, ou même entièrement faux.

2.6.1 Les non-Chrétiens ne peuvent-ils rien comprendre

Ce que les critiques concluent de façon erronée est que, si les présupposés révélés sont nécessaires pour comprendre le monde, donc les non-Chrétiens sont totalement ignorants, puisqu’ils n’admettent pas les présupposés bibliques révélés. 

Mais le présuppositionnalisme maintient que les incroyants peuvent connaître certains faits, et ils sont nombreux, pour la raison biblique qu’ils sont des créatures à l’image de Dieu, même si cette image est terriblement obscurcie par le rejet de la Vérité de Dieu, il n’en reste pas moins que Dieu maintient une connaissance nécessaire à la vie en société, de façon générale Dieu se révèle dans Sa Création, comme nous l’enseignent le premier chapitre de l’Épître aux Romains.

Ainsi, même si extérieurement et de façon véhémente la Vérité de Dieu est reniée, aucun incroyant n’est intérieurement vide de la connaissance de Dieu. Ce n’est pas la connaissance de la foi qui conduit au Salut éternel, mais c’est une vraie connaissance d’une faible partie de la réalité créée. Donc selon la connaissance biblique, même si des hommes renient leur Créateur, ils possèdent une connaissance qui vient de Lui, à laquelle ils ne peuvent échapper. Certes ils connaissent ainsi Dieu; dans la malédiction ou la réprobation, ils sont capables d’atteindre une compréhension limitée du monde créé.

Fondamentalement, tous les hommes, comme créatures de Dieu, connaissent Dieu. En tant que pécheurs, en révolte contre Dieu, tous refusent de reconnaître Dieu  comme leur Créateur et de vivre selon Sa volonté révélée dans Sa Loi. Mais ils ne le connaissent pas dans ses bénédictions, ils ne connaissent pas Sa grâce souveraine selon Sa Révélation particulière.

C’est donc en dépit d’eux-mêmes qu’ils ont une connaissance limitée certes, mais une vraie connaissance; cependant il faut croire pour comprendre. Il en est toujours ainsi, dans toute étude, il faut croire ce qui se manifeste: les faits, ceux que chacun peut voir et ceux qui demandent un effort pour être mis en lumière dans la réalité créée. C’est particulièrement le cas dans la recherche scientifique, qui souvent est détournée de sa vérité partielle, par les vaines spéculations destructrices, mises en avant pour comprendre.

Dans le Chapitre 1 de l’Épître aux Romains, nous voyons bien que la rébellion de l’homme est volontaire. Le rebelle agit ainsi contre lui-même, contre sa meilleure connaissance et il est sans excuses (v. 20-21).  Et lorsqu’il supprime cette meilleure connaissance par injustice (v. 18) - ce qui veut dire qu’il est responsable - et la connaissance qui lui reste est le fondement de sa compréhension, réelle mais limitée du monde dans lequel  il vit et dans la place que l’Éternel Dieu lui donne.

2.6.2 La Clarté et l’inévitabilité de la Révélation de Dieu dans la Création

Au centre des présupposés bibliques, il y a l’affirmation de la clarté et de l’inévitabilité de la révélation naturelle, dans l’environnement créé. L’univers a été créé par la Parole de Dieu (Gen 1: 3;  Jean 1: 3;  Col 1: 16;  Héb 1: 2). De ce fait, l’univers reflète l’Esprit intelligent et la Personne de Dieu (Rom 1: 10). L’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (Gen 1: 26-27) et de ce fait il ne peut échapper aux yeux de Dieu. Il n’y a aucun endroit où l’homme peut fuir la face de l’Éternel Dieu, ni pour fuir Sa Révélation (Ps 139: 7-9 ).

La Révélation générale dans la nature créée s’étend jusqu’aux extrémités de l’Univers qui raconte la gloire de Dieu (Ps 19: 1-5... ) . Tous les peuples voient Sa Gloire (Ps 97:  6). Ainsi, même quand les hommes vivent dans la rébellion de l’idolâtrie (et aujourd’hui, nombreuses sont les idoles du sport, de la ‘science’, de la culture, de la politique etc.) ils sont toujours devant la connaissance de Dieu (Rom 1: 21 et l’Esprit du Christ illumine tous les hommes parce qu’ils sont dotés de raison et d’intelligence, avec une conscience; et qu’ils ont en eux-mêmes la possibilité de distinguer le bien du mal 

Tel qu’il est créé l’homme qui refuse de croire en Dieu est totalement incohérent avec lui-même, car il sait que Dieu est le Créateur. Donc l’antithèse entre le croyant et l’incroyant n’est absolue qu’en principe, car l’incroyant n’est pas totalement mauvais. Certes il n’a rien de commun avec le croyant, mais en lui-même il a une certaine connaissance de Dieu en vertu de sa création à l’image de Dieu. Mais cette idée de Dieu , il la supprime par son principe d ’autonomie; mais par la grâce générale de Dieu, l’hostilité de l’incroyant est courbée, et ainsi l’un et l’autre sont conduits à collaborer[11].

Alors toute connaissance, même celle de l’incroyant dans l’injustice, doit être fondée sur la grâce commune qui pousse l’incroyant à sortir de la neutralité. La grâce commune est le défi que Dieu met devant tous les hommes de se repentir. Mais ce qui est très important est que la recherche de l’Unité des sciences qui n’a jamais été atteinte, malgré toutes les hypothèses, ne peut être atteinte que sur le fondement biblique de la Création[12]. Ainsi toutes les criques opposée aux présuppositions bibliques sont sans fondements.

2.7  Le champ commun entre croyant et incroyant n’est pas neutre[13]

Les paragraphes précédents  nous ont montré la nécessité de présupposer la Vérité révélée dans la Bible pour atteindre toute connaissance. Ce présupposé n’implique aucune arrogance, et ne conduit pas à dire que l’incroyant est privé de connaissanses véritables. 

2.7.1 Est-ce que l’argumentation est rendue impossible

Mais il y a encore une autre critique contre le présuppositionnalisme, qui dit que cette position empêche toute discussion, et toute argumentation avec les non-Chrétiens. Pour répondre à cette attaque, il faut prendre en compte:

Quel est le Dieu que nous adorons;

Quel est le pécheur à qui nous parlons;

Le contexte dans lequel nous raisonnons avec celui-ci. 

Nous devons toujours insister sur la Création: l’Éternel Dieu est le Créateur des cieux et de la terre (Gen 1: 1), notre argumentation doit commencer là. L’Éternel Dieu a tout fait (Exode 20: 11; Néh 9: 6; Ps 104: 24), en Christ tout a été créé dans les cieux et sur la terre, le visible et l’invisible...  (Col 1:16). Ainsi tous les hommes sont Sa création, les riches et les pauvres (Prov 22: 2).   

Sa souveraine domination s’étend sur toutes choses dans le monde, Lui dont la puissance conforme toutes choses à la décision de Sa volonté... (Éph 1: 11). Il possède toutes choses dans la Création, et toutes les facettes de la vie doivent le servir, c’est-à-dire obéir à Sa Loi: La terre est à l’Éternel, et tout ce qu’elle contient (Ps 24: 1). Et Rahab affirme: Car c’est l’Éternel , qui est votre Dieu, qui est Dieu, en haut dans les cieux et en bas sur la terre (Josué 2: 11). Toutes les âmes sont à Lui (Éz 18: 4), de générations en générations, Il règne éternellement (Ps 10: 16; 145: 13; 146: 10). Donc Celui qui a tout créé règne sur tout, tout est soumis à Son empire (Ps 103: 19).

Il n’y a pas un micron au carré, ni un milliardième de seconde qui ne dépendent de Son contrôle et qui le servent, et nous devons tout faire pour la gloire de Dieu, même le manger et le boire (1 Cor 10: 31); notre corps doit être offert en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est notre culte raisonnable (Rom 12:  1), et quoi que nous fassions, en paroles, ou en actes, tout doit être fait au nom du Seigneur Jésus, en rendant grâces par Lui à Dieu le Père (Col 3: 17).

L’usage de notre raison et de notre intelligence doit être selon les directives de Dieu et pour Sa gloire (2 Cor 10: 5), et en Christ sont cachés les trésors de la sagesse et de la connaissance (Col 2: 3). Si quelqu’un parle, que ce soit pour annoncer la Parole de Dieu; si quelqu’un exerce quelque ministère, que ce soit avec la force que Dieu donne, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié, par Jésus Christ, à qui appartiennent la gloire et la puissance, au siècle des siècles! Amen (1 Pie 4: 11).

En conclusion de ce que Dieu demande, comme nous l’avons trouvé ci-dessus, il ne peut pas y avoir de terrain neutre entre le Chrétien et le non-Chrétien, entre l’obéissance et la rébellion, entre le respect et l’abus de ce qui appartient à Dieu, c’est-à-dire toutes choses. Nul ne peut servir deux maîtres... (Mat 6: 24). Et Jésus nous dit toujours: Celui qui n’est pas avec moi est contre moi (Mat 12: 30). 

De ce fait,  il n’y a aucun domaine dans le monde, dans la pensée, dans les paroles, ou dans les actions qui ne s’applique pas, ou qui soit indifférent, ou neutre devant Dieu et devant Sa Loi[14]. Le Chrétien doit  avoir toujours devant lui,  cette position biblique, lorsqu’il parle avec un incroyant. Chaque domaine de la vie et tous les faits examinés sont ce qu’ils sont à cause des décrets souverains et absolus de Dieu, les deux protagonistes ne peuvent fuir devant cette réalité, de façon à échapper au contrôle et aux exigences de Dieu: dans le monde créé par Dieu, il n’y a pas de neutralité possible.

2.7.2 L’Éternel Dieu rend toujours témoignage à Lui-même

L’Éternel Dieu a toujours un témoignage de Lui-même en toutes circonstances: Il n’a cessé, par ses bienfaits, de donner des témoignages de ce qu’Il est... (Actes 14: 17). Ainsi le Chrétien doit enseigner,  face aux incroyants, les prescriptions de Dieu pour tous les hommes. En conséquence, le croyant est dans l’erreur s’il cherche (et pense qu’il va trouver) un sujet de conversation, qui ne sera pas un défi pour l’incroyant. L’espoir qu’une telle conversation - neutre -  devienne le point de départ d’une argumentation, qui puisse, petit à petit convaincre l’incroyant de la Vérité de la Parole de Dieu est futile.

Christ est le Seigneur, dans le domaine de la pensée; aucun fait, aucun domaine de la connaissance, de la philosophie, des sciences, ne peut sortir des demandes du Christ et peut s’opposer à Son contrôle souverain. Le point de départ  est le respect du Seigneur. Il ne  peut y avoir un lieu commun, entre les deux, qu’au présent, devant la face de l’Éternel: tous les hommes ont en commun le monde créé par Dieu, qu’Il contrôle par Sa Providence[15], où Il se révèle à chaque instant. Devant cette réalité chaque domaine de la vie, chaque fait, peut être utilisé comme point de contact. Le refus de la neutralité conduit à la certitude.

Retour