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Académiquement correct

 

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6.2 Qu'en est-il de la littérature néo-évangélique dans le monde francophone ?

En français, il y a quelques ouvrages caractéristiques, qui représentent bien la tendance néo-évangélique, telle que nous l'avons  décrite en 8.1

 

Nous avons trouvé les livres des auteurs suivants, qui illustrent bien la situation du monde évangélique francophone:

Henri Blocher, Jean Humbert,  Philipe Gold-Auber, Hugh Ross[1].

 

D'abord Jean Humbert: Dans son prologue, J. Humbert expose son propos, en posant la question: La révélation biblique de la création et la théorie scientifique de l’évolution s’excluent-elles mutuellement? Nous allons voir comment il arrive au créationnisme progressif, qui n’est pas autre chose, à quelques variations près, que l’évolutionnisme théiste, qui n’ose pas se présenter ainsi.

 

 

J. Humbert parle d’abord de l’interprétation littéraire de H. Blocher, dont qu’il résume ainsi:

 

Cette interprétation est également nommée « historico-artistique », et surtout, théorie du cadre (framework). Remise en valeur vers 1930, elle a été défendue, après la seconde guerre mondiale, dans les milieux néo-évangéliques, par divers théologiens; Henri Blocher en est un chaud partisan. Elle est cependant ancienne. La pensée d’Augustin en est proche. Divers théologiens l’annoncent (tel Gersonide 1288-1344); les jours « indiquent l’ordre d’antériorité logique (didactique) et naturel, mais non chronologique entre les êtres. Vue sous cet angle, la perspective des récits de la Création est essentiellement théologique: ce qui est mis en valeur, c’est bien plus Dieu, le Créateur, que sa Création.

La méthode de cette interprétation est d’étudier pour lui-même le texte des récits de la Création, sans autre préoccupation parallèle. Puis, de la structure du récit, de sa démarche générale, de chercher à dégager son projet, tel qu’il peut se dessiner, en essayant de retrouver le ou les buts de l’auteur inspiré.

 

Cet exposé idéologique[2], qui cherche à mettre S. Augustin[3] de son côté, se termine, en ce qui concerne Genèse 1, par: le groupement des six jours en deux triades (avec un schéma, p. 134). Il en tire la conclusion, que: Dans cet ensemble, solidement charpenté (un cadre), la présentation des actes créateurs, n’a dès lors aucune prétention chronologique... L’auteur cherche aussi à nous en montrer la portée: l’homme doit rythmer le temps de sa vie en semaines, à l’image de l’œuvre divine.

 

Ensuite, il en tire des conclusions inattendues, car après avoir dit que le récit n’a aucune prétention chronologique, il nous amène le rythme du temps de la semaine, qui, elle, est bel et bien chronologique et historique (selon l’Alliance de Création)[4], particulièrement dans le texte Hébreu, selon sa structure propre, donnée en Exode 20:  8-10.

 

C’est ici, selon l’hypothèse évolutionniste qu’interviennent, sans aucun doute les tropes[5], pour tordre le sens du texte, car il continue ainsi:

 

Dans Genèse 1, il s’agit de jours ordinaires, « mais pris dans une grande figure de style (H. Blocher, p. 44). Le cadre des 7 jours est une présentation imagée.

Dès lors, inutile de chercher à raccrocher la chronologie de la Genèse à celle proposée par les hypothèses scientifiques ou d’établir un rapport entre la Bible et la Science. Ce serait faire preuve d’infidélité à l’intention du texte. Que la Genèse puisse être ainsi « décrochée » de la science, c’est un soulagement pour beaucoup, car, ainsi, s’évanouissent bien des conflits douloureux.

 

Et en note (21) il renchérit: On peut ajouter qu’avec l’interprétation littéraire s’estompent les apparentes contradictions entre Genèse 1 et Genèse 2, contradictions accentuées par toute lecture littéraliste.

 

 Le but avoué est: Que la Genèse puisse être ainsi « décrochée » de la science, c’est un soulagement pour beaucoup, car, ainsi, s’évanouissent bien des conflits douloureux. Et ainsi s’estompent les apparentes contradictions entre Genèse 1 et Genèse 2...

 

Les contradictions de Gen 1 et Gen 2, ont été forgées de toutes pièces par la Haute Critique. Or il est avéré que l’on ne peut résoudre les faux problèmes avec ceux qui les ont posés. Ces contradictions supposées sont bien le fruit de la critique littéraire.

 

6.3 La proclamation de l’autonomie des sciences naturelles et de l’histoire, afin d’échapper au combat de la foi, et garder une position académiquement correcte.

Celui-ci ne supportant aucune critique, comme le fait remarquer F. Lurçat[6].

Donc J. Humbert et H. Blocher, comme tous les ‘néo-évangéliques’ évolutionnistes, adhèrent à une hypothèse qui rend les sciences indépendantes de la Révélation du Créateur, qui seul sait ce qu’Il a fait. Et ensuite, avec une argumentation semblable à celle de l’école de « l’histoire des formes », école de l’hypothèse des sources, inventée de toute pièce par les critiques allemands (antisémites), de la « formgeschichtliche schule », ils affirment qu’il y a des contradictions entre Genèse 1 et Genèse 2. D’autre part si H. Blocher parle de « deux tablettes », nous ne pouvons que discerner une allusion à l’hypothèse des sources, qui suppose qu’il s’agit  de deux textes d’origines différentes.

 

Mais le Professeur Umberto Cassuto[7] nous rappelle que ceux qui sont plus ou moins tributaires de la pensée Hellénique doivent  retrouver  l’esprit de la pensée Sémitique (page 91).

 

U. Cassuto souligne que la façon Hébraïque d’écrire l’histoire se fait en exposant d’abord les faits pris en général, et ensuite elle revient aux détails (p.20). Les prétendues divergences entre les récits des Chapitres 1 et 2 du livre de la Genèse s’expliquent lorsqu’on réalise que selon la méthode hébraïque, une description générale (Genèse 1: 1 à Genèse 2: 3) est suivie (Gn 2: 4ss) par une description détaillée d’un point particulier[8].

 

Ce qui veut dire que seul le premier chapitre est une cosmogonie*, tandis que Genèse 2: 4ss isole les détails d’intérêt particulier concernant l’origine de l’histoire de l’humanité, l’entrée du mal et son extension, ce qui montre la fiabilité de l’ensemble. La lecture littérale est bien celle qui nous donne le sens propre du texte dans la Révélation du Créateur.

 

 

 

Avec D. Kelly, nous pouvons ajouter qu’à la place de la pensée grecque qui invente les problèmes, en supposant qu’il y a deux récits en conflit, U. Cassuto montre que le prétendu « deuxième récit de la création » n’est pas du tout une autre cosmogonie. Et qu’avec E.J. Young, Genèse 2: 4 n’est pas la conclusion de Genèse 1, mais un titre qui nous dirige vers une suite logique de la Révélation

.

Alors nous pouvons affirmer que l’hypothèse du cadre, est bien une hypothèse sans aucun fondement: il ne s’agit de rien d’autre. C’est donc un point de vue du monde incompatible avec celui de Calvin[9] et de l’Apologétique présuppositionnelle, tel que nous le trouvons, par exemple, dans son commentaire sur le verset 6 du premier chapitre de la Genèse: Dieu dit: Qu’il y ait une étendue entre les eaux...

 

Moïse en exprime  l’usage spécial: afin de séparer les eaux des eaux, d’où  une grande difficulté. Car cela est étranger au sens commun et entièrement incroyable, qu’il ait des eaux par-dessus les cieux. Pour cette cause, certains ont recours aux allégories et philosophent ici des anges; mais c’est hors de propos. Car je tiens ce principe pour certain qu’il n’est traité ici que de la forme visible du monde. Que celui qui voudra apprendre l’astronomie et autres arts exquis et cachés les cherche ailleurs, car l’Esprit de Dieu a voulu enseigner toutes sortes de gens ensemble sans exception...

 

Mais avant dans sa préface (page 20), il  a une affirmation capitale:

 

Car si l’enseignement du ciel et de la terre qui sont muets, suffisait, la doctrine de Moïse serait superflue. Ce héraut donc est ajouté pour nous réveiller et nous rendre plus attentifs, afin que nous sachions que nous sommes mis en ce théâtre pour y contempler la gloire de Dieu, non seulement comme témoins mais aussi afin que nous jouissions de toutes les richesses qui y sont déployées, comme le Seigneur les a destinées et assujetties à notre usage...

 

D’autre part si nous considérons l’Institution Chrétienne au livre premier, le titre du chapitre V est: Que la Puissance de Dieu reluit en la création et au gouvernement continuel du monde, avec les sous titres ‘Toutes les œuvres de Dieu manifestent Sa Gloire’ et ‘Les hommes méprisent ces témoignages.’ Le titre du Chapitre XIV est: Comment, par la création du monde et de toutes choses, l’Écriture discerne le vrai Dieu d’avec ceux qu’on a forgés. Pour nous, l’hypothèse du cadre, ne cadre pas avec le Calvinisme de la Réforme réformée (ni sans aucun doute, avec la Réforme luthérienne).

 

Auparavant, dans son introduction J. Humbert, pense que son ouvrage peut fournir de très forts arguments à une apologétique chrétienne renouvelée. Ce qu’il propose n’est qu’une vieille apologétique rationaliste, qui cherche à adapter l’apologétique aux idées philosophiques modernes.

 

Alors, J. Humbert suppose deux explications du monde vivant : le fixisme et l’évolutionnisme. Pour lui, le fixisme (comme dans le Robert) admet que les espèces vivantes sont stables et sans rapport entre elles.

 

6.4 L’argumentation contre le fixisme ne tient pas la route

Dans le N° 181 de la revue suisse Certitudes[10], le Professeur H. Blocher signe l’article "Selon son espèce", où il invective les créationnistes: « Les adversaires de la théorie de l’Évolution biologique, qui se parent du nom de “créationnistes” voient dans cette expression (selon son espèce) reflétée une confirmation du fixisme. »

 

N’en déplaise aux évolutionnistes, le fixisme correspond à l’observation courante. Personne n’a vu un léopard donner naissance à des chats, et les corbeaux noirs ne donnent pas naissance à des merles noirs ou gris. Si parmi un troupeau de brebis, il en apparaît une avec des taches noires sur son pelage, c’est toujours une brebis; il a fallu une intervention précise du Créateur IHWH, pour que dans le troupeau de Jacob il n’y ait naissance que des agneaux tachetés (Gn 31: 8).

 

Que les chercheurs en bionique* constatent que les poissons, les kangourous, les goélands, les pinsons etc., sont bien adaptés à leur milieu et qu’il est extrêmement difficile de parvenir à leurs performances (robotique). Alors si tous ces êtres vivants étaient advenus par évolution progressive ils n’auraient eu aucune adaptation à leur mode de vie transitoire et seraient tous morts dès le début. C’est là une évidence que personne n’a démentie.

 

Mais toujours, et sans vergogne, les évolutionnistes de la télévision attribuent toutes ces perfections aux Idoles Nature et Temps, en millions d’années. Telle est l’acculturation de notre temps, dont les clercs, civils ou ecclésiastiques se rendent complices.

 

Par contre, comme nous l’avons souligné au § 3.3.4, le Professeur D. Kelly dit clairement que l’hypothèse du cadre « donne le temps nécessaire à l’évolution». Elle n’est proposée que pour ce seul but: tordre les textes bibliques pour assujettir la Bible aux opinions, dites scientifique du temps présent. Mais alors après les observations de la bionique, qu’en est-il des espèces?

 

Premièrement, nous devons avoir en mémoire que les animaux ont été créés selon leur espèce (min) (Gn 1:  20-26)[11], et Dieu vit que cela était bon. Et au verset 30, nous lisons: Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture.

 

Dans son commentaire de Genèse 1: 30, Calvin réfute d’abord ceux qui disent que les hommes avant le Déluge  se vêtaient de peaux:

« De ceci on recueille que jusqu’au temps du déluge les hommes se sont contentés d’herbes et de fruits et qibla ne leur était pas licite de vivre de chair. cela est le plus vraisemblable, car Dieu enclôt d’une certaine manière les vivres de l’homme en certaines limites. Et puis, après le déluge, il considéra nommément de manger de la chair. Mais ces raisons-là ne sont point assez fermes, car on peut alléguer, au contraire, que les premiers hommes sacrifiaient  des bêtes. Or la loi de bien et droitement sacrifier est de n’offrir à Dieu sinon ce qu’il nous a donné en usage. Et puis ils se vêtaient de peaux: il leur a donc était licite de tuer des bêtes.

 

« Pourtant j’estime que le meilleur est de n’affirmer rien d’une telle chose. Qu’il nous suffise que les herbes et les fruits leur étaient donnés pour leur vie ordinaire: toutefois il n’y a nul doute que cela ne leur ait abondamment suffi pour bien grands délices. Car l’avis est bon et prudent de ceux qui disent que la terre a été tellement corrompue depuis le déluge, qu’à grand peine elle a eut un goût moyen de cette bénédiction; même aussitôt après la chute de l’homme, la terre a déjà commencé à produire ses fruits bâtards et corrompus; mais alors il s’est fait une grande mutation. Quoi qu’il en soit, Dieu n’a point voulu maigrement ni chétivement nourrir les hommes, mais il déclare par ces paroles une ample largesse, à laquelle rien ne manque, pour avoir suave et joyeuse vie ... en sorte que leur ingratitude n’à point d’excuse. »

 

Et H. C. Leupold[12] nous précise:

En bref, ce verset (v. 30) indique la parfaite harmonie qui prévalait dans le monde animal. Il n’y avait pas de bêtes de proie. Les bêtes féroces et rapaces n’existaient pas. Ce verset indique donc brièvement pour ce chapitre ce qui est exposé en détail au chapitre 2, que le Paradis était l’état du monde avant la Chute.

 

De même G. Ch. Aalders[13] nous montre que:

...cette troisième révélation  indique de façon très spécifique comment les humains et les animaux doivent être maintenus en vie. Pour les humains, leur nourriture est constituée par les deux sortes de plantes décrites aux versets 11-12. Quant aux animaux leur nourriture est limitée au premier type de plantes: les herbes.

 

Et encore O.T. Allis[14] à propos de ce verset 30, nous dit:

Que la nourriture originelle de l’homme et des animaux, dans des conditions idéales  originelles, était végétarienne, est clairement enseigné dans ce verset; elle est aussi suggérée en Ésaïe 11: 8ss  et  65: 25. Ce fut après la Chute et le Déluge que les hommes eurent la permission de manger de la chair

 

D’autre part, la malédiction de la terre, à cause de la transgression du commandement de Dieu par Adam, change la nature des plantes (commandement de ne pas manger des fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal...  la terre sera maudite à cause de toi Genèse 3: 19),

 

La terre maudite produira des épines et des chardons. Il y a là un premier et très grand changement par rapport à l’état premier de la Création: les arbres et les végétaux, selon leur espèce, déclarés bons par leur Créateur (Gn 1: 11-13). Après la Chute, la terre ne produit plus en abondance: les ronces et les mauvaises herbes, ne sont que le résultat de la dégénérescence de leur état premier, ce qui ne les empêche pas de se reproduire selon leur espèce. Les espèces ne se mélangent pas, il y a dégénérescence; le fixisme n’est pas un argument contre les créationnistes.

 

Quant aux animaux, ils avaient pour nourriture l’herbe verte (Gn 1: 30). Il n’y avait pas de prédateurs, pas d’animaux sauvages, dangereux pour Adam, pas de sang versé, pas de mort dans l’ordre originel de création. Certes c’est difficile pour nous de reconstruire notre intellect dans cette situation originelle; mais notre Apologétique présuppositionnelle est fondée, de façon biblique, sur le précepte: Croire pour comprendre. Ce précepte était déjà pratiqué par S. Augustin et S. Anselme. C’est aussi le précepte de tout scientifique expérimentateur qui travaille proprement, et avec rigueur.

 

Mais aujourd’hui les carnivores sont des prédateurs, jadis devenus sauvages, ou restés domestiques. Le cas type est celui du chat domestique[15]: « Un grand changement dramatique s’est produit depuis la création .» Mais il faut aussi voir que la suppression des instincts de prédateur est liée à la Rédemption:  le loup habitera avec l’agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau; le veau, le lionceau, et le bétail qu’on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira... (Ésaïe 11: 6-7s).

 

« C’est là un argument très fort qui montre que la prédation est postérieure à la Chute: soit comme partie de la malédiction en Éden, ou comme conséquence. » Cette énorme différence est bien plus qu’une variation, mais le sens n’est pas celui de l’évolution, mais de l’involution (le contraire de ce qui se dit). Actuellement, tous les arguments sont développés dans les publications de la Creation Research Society, de la Creation Science Foundation, de la Biblical Creation Society, par des scientifiques de haut niveau.

 

N’importe quel vieux paysan sait bien que les variétés de ses cultures s’abâtardissent, mais personne n’a jamais vu des petits pois devenir des haricots, ni le seigle ou l’avoine se transformer en froment. Quand la châtaigne Comballe apparut (une des bonnes variétés ardéchoises, avec la bouche rouge et la merle[16]), elle venait d’un châtaignier, qui resta un châtaignier. Mais sa reproduction par graine donne un châtaignier dégénéré, qu’il faut greffer. Quant aux cerisiers! si vous plantez un noyau de bigarreau, vous aurez bien un nouveau cerisier, mais il ne sera pas bigarreau: il faudra aussi le greffer.

 

Il ne faut donc pas confondre variabilité et évolution, la diversité des races de nos chiens en est un excellent exemple. Pour les évolutionnistes cela reste « une énigme zoologique »[17]. Ils sont classés comme carnivores - mais chacun sait qu’ils sont omnivores - appartenant à la famille des Canidés, à l’espèce Canis familiaris, bien que les évolutionnistes[18] les fassent apparaître en 8000 avant notre ère comme produit de la domestication du Loup. Or avant la Chute les animaux nommés par Adam étaient tous domestiques.

 

Il faut se rappeler la classification courante qui remonte au botaniste Carl von Linné (1707-1778)[19]. Linné publia son  Systema Naturae en 1735 ( 9000 espèces), où il disait compter autant d’espèces que celles créées au commencement; les créatures individuelles se reproduisant à partir d’œufs, chaque œuf produisant une progéniture respectant tous les aspects des parents.

 

Ensuite devant les difficultés rencontrées et après ses expériences d’hybridations, Linné changea ses opinions sur l’unité de la Création. Lors de la douzième et dernière édition de son ouvrage, en 1768, il omit son affirmation aucune espèce nouvelle n’apparaît. Dans son Systema Vegetabilium, il suppose que la Nature mélange les espèces par hybridation. Nous devons bien noter l’extrapolation à partir des résultats de ses expériences d’hybridation.

 

Darwin fera le même genre d’extrapolation à partir de la forme des becs des pinsons des îles Galapagos, et de ses discussions avec les éleveurs britanniques sélectionnant les chevaux, les chiens et les pigeons. Il compara la diversité des races obtenues par sélection artificielle à la diversité des espèces sauvages plus ou moins semblables. C’est ainsi qu’il proposa simultanément le concept de descendance avec modifications et celui de sélection naturelle, celle-ci expliquant celle-là, ce qui est visiblement une tautologie. Pour mieux comprendre, il convient de faire un bref historique de l’évolution.

 


 

[1] BLOCHER Henri, Révélation des origines Le début de la Genèse, Presses Bibliques Universitaires, 1979 & 2e édition, 1988.

Original Sin Illuminating the riddle, Apollos 1997.

HUMBERT Jean, Creation Evolution Faut-il trancher? Sator 1989. Préface de H. Blocher.

GOLD-AUBERT Philippe, Creation Evolution, Editions Slatkine 1990.

ROSS Hugh, Dieu et le Cosmos les plus importantes découvertes scientifiques du siècle et l'origine de l'univers, La Clairière 1998.

[2]    LURÇAT François,  L’autorité de la science, Cerf, collection Passages, 1995.

[3] KELLY Douglas, Creation and Change, Mentor, p. 126-128.

[4]    ROBERTSON Palmer O. The Christ of the Covenants, Baker book House, 1980, The Covenant of Creation, The Sabbat, p. 68-74.

[5]  Tropes: Voir note  667

[6]    op. cit.

[7]   CASSUTO Umberto (Professeur à l’Université de Jérusalem). A Commentary on the Book of Genesis:, Part I  , From Adam to Noah, Translated by Israël Abrahams (Professeur d’Hébreux  à l’Université du Cap), Jerusalem: The Magnes Press, The Hebrew University, 1961, pp.20, 89, 90, 91.

Nous sommes redevable à Monsieur Hilkija GUEREZ de Krimpen a/d  IJssel (Pays-Bas) qui a eu l’amabilité de nous prêter son exemplaire du livre du Professeur Cassuto

[8]   Nous devons souligner que toute description d’un système complexe se fait de cette manière, suivant la logique que notre Créateur/Rédempteur nous a conservée. Mais nous préferons d’abord laisser dire le Professeur Cassuto.

[9] CALVIN Jean, Le Livre de la Genèse, Labor es Fides, 1961.

[10]   Dans ce même N°,  il y a un article intitulé: Calvin et la science. Dans le courrier des lecteurs du N° 182, un lecteur accuse Calvin: Attaché à la cosmologie biblique, Calvin condamne Copernic la révolution copernicienne... Par fidélité à la Bible telle qu’il la lisait, Calvin refusait donc que la terre tourne autour du soleil, évidence que Copernic murmurait avant de mourir. Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire: les orthodoxies ont de long couteaux!

C’est l’occasion d’accueillir une autre évidences: il y a autant de Bibles que de lecteurs de la Bible. Et c’est la glorieuse liberté des enfants de Dieu.

 

Dans son ouvrage Calvin et Copernic: La légende ou les faits? La Revue Réformée n° 121 (1980/1), rend justice à Calvin.

 

Ainsi dans cette Revue, dite évangélique, il est permis de calomnier Calvin, et en plus da qualifier de longs couteaux ceux qui cherchent à être fidèles à l’Écriture Sainte.

 

Mais encore, au nom de la glorieuse liberté des enfants de Dieu de soutenir qu’il y a autant de lectures de la Bible (et même autant de Bibles) que de lecteurs. Voilà toutes les origines des sectes, constituées de gens arrogants, qui repoussent ceux qui cherchent la vraie Église. Voir l’article 27 de la Confession de Foi de la Rochelle

[11]  Ce qui ne veut pas dire, forcément, selon la classification de Carl von Linné, qui a classé, sans hésiter, l’homme au sein du règne animal (Systema Naturae). Par exemple, le lièvre est bien un ruminant, pour s’en convaincre, voir D. Tassot op. cit. pp. 275-276.

[12]   LEUPOLD H. C.  (Professeur d’exégèse de l’Ancien Testament à Capital University seminary Colombus, Ohio) Exposition of Genesis, Baker Book House, 22e édition 1982.

[13]   AALDERS G. Ch.  Bible Students Commentary, GENESIS, Zondervan, 1981.

[14]   ALLIS Oswald T. (Ph. D. Univesité de Princeton et de Berlin), God spake by Moses, an Exposition of the Pentateuque, Presbyterian and Reformed Publishing Co, 1979.

[15]  TYLER David J. (Ph. D.), Herbivores, carnivores and the Created Order,  Creation Matters, Vol. 1, N° 3, May/june 1996.

[16]   L’Ardèche Parisienne, N° 999, Octobre/Novembre 1997.

[17]   DECHAMBRE Edmont, Les Chiens, Que sais-je, N° 552, PUF, 1971.

[18]   VOGEL Gunter, Atlas de la Biologie, La Pochothèque, 1994, p. 485 

[19]   Ce concept d’espèce n’est pas celui du paléontologue G.G. Simpson. Cité par Trinkaus et Shipman, Les hommes de Neandertal, p. 252, Seuil, 1996.

 

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