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Laïcité et scientisme
5.4 La Laïcité et le scientisme
Liliane LURÇAT dans son livre Vers une école totalitaire[1], nous montre bien comment le scientisme est à l'œuvre aujourd'hui à l'école pour conditionner l'esprit et l'intelligence des enfants afin de former l'homme nouveau selon la philosophie marxiste[2] et ses dérivés trotskistes ou gramscistes[3].
"Il y a des scientistes de l'éducation qui veulent transformer la société." "Jusqu'à l'avènement du scientisme pédagogiste, la pédagogie ne prétendait pas supplanter les disciplines et se contentait d'être l'art de transmettre les connaissances".
1- Le Mythe de la neutralité
La laïcité se dit neutre, mais, il n'y a pas de neutralité. Les Chrétiens doivent commencer avec la Bible pour l'éducation de leurs enfants, et pas du tout avec la supposition que leur esprit est autonome[4] par rapport à la Révélation de l'Éternel Dieu. La laïcisation est l'action d'écarter tout ce qui est enseigné par la Bible de l'enseignement officiel. Le laïcisme est la doctrine qui tend à donner à toutes les institutions un caractère non religieux issu de la civilisation judéo-chrétienne.
La recherche de la neutralité est un comportement intellectuel qui veut éliminer l’Antithèse qui existe entre le croyant et l’incroyant. Mais notre Seigneur a dit clairement: je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin ... Sanctifie-les par la vérité: Ta Parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés dans la Vérité (Jean 17: 14-19). Les croyants sont bien mis à part.
Il est facile avec le “badge de la neutralité”, de souhaiter être bien considérés dans le monde intellectuel.; mais cela se fait toujours au dépend de la vérité révélée: c’est même sûrement le refus d’être mis à part, par la Vérité de l’Éternel-Dieu.
Dans cette position, personne ne peut plus dire quelle est la différence entre la pensée et les présupposés des croyants et ceux des incroyants. Telle est très souvent la position majeure aujourd’hui. Les croyants font de leur Foi une affaire privée; c’est leur vie intérieure. Extérieurement il n’y a aucune différence avec le monde. La Foi n’est plus qu’un calmant pour vivre paisiblement. Il n’y a plus de soli Deo gloria.
Mais un tel consensus mou dans la vie intellectuelle, qui dirige la vie concrète, non seulement exclue la vraie connaissance; car la vraie connaissance et la raison viennent de la bouche de l’Éternel (Proverbes 2: 6). C’est en Christ que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance... ainsi nous sommes protégés de la tromperie des vaines subtilités des philosophes (Colossiens 2: 2-8). Nous ne devons pas marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leur intelligence. Ils ont la pensée obscurcie... à cause de l’ignorance qui est en eux et de l’endurcissement de leur cœur (Éphésiens 4: 17-18 ).
L’agnosticisme du monde intellectuel ne peut être adopté par chrétien au bénéfice d’une pensée neutre dans tous les domaines de la réalité créée. L’antithèse, le choix doit toujours être clair, à la Gloire de Dieu! La philosophie qui ne présuppose pas, au départ, la Parole de Dieu, est une vaine illusion comme un mirage dans le désert. Alors la Vérité est supprimée, et le raisonnement est soumis aux traditions humaines, au lieu de l’être à la sagesse du Christ. Une telle façon de penser conduit dans les ténèbres de l’esprit du monde futile.
Heureusement, ce contraste absolu entre le Chrétien et le non-Chrétien, dans le domaine de la connaissance l’est en principe. Il faut bien reconnaître, et
ce n’est pas une reculade, qu’en dépit de ce contraste absolu de principe, il y a une part de bien chez les incroyants ou les agnostiques. Dans le cours de sa vie et dans l’Histoire, l’incroyant n’est pas conscient de sa réelle position devant son Créateur.
L’incroyant a, en lui, la connaissance de Dieu en vertu de sa création à l’image de Dieu. Mais cette connaissance est supprimée à cause de son faux principe d’autonomie. Cependant, et heureusement, ce principe d’autonomie est restreint par la toute-puissance de la grâce commune; par la puissance de l’Esprit Saint, cette hostilité inhérente à l’homme naturel, est courbée devant l’Éternel, qui contrôle tout ce qui se passe. C’est ainsi que la vie en société est possible.
2- La Laïcité
Au sens premier le terme laïc désigne une personne qui n'appartient pas au clergé. La laïcité correspond donc à ce qui ne fait pas partie du religieux ou du sacré, lorsque l'Église romaine disposait de plus de 90% de l'enseignement. Depuis la fin du XVIIIe siècle, et surtout depuis le début du XXe, le mot "laïc" (plus souvent écrit "laïque") est revendiqué par certains courants politiques qui s'opposent à la religion, surtout à l'Église romaine, mais par delà à toute la Révélation biblique.
La laïcité est le plus souvent exacerbée dans le laïcisme. Le laïcisme, est l'attitude, la doctrine et mode d'action politique qui s'opposent aux institutions religieuses. L'État est tenu pour la référence et l'autorité suprême.
3- Main basse sur l'enseignement
L'État républicain a, depuis Jules Ferry, délibérément fait main basse sur l'enseignement. a quel titre et pourquoi?. L'école d'État dite "Éducation Nationale", a été établie et gérée d'abord pour éradiquer l'enseignement de l'Église romaine. Ensuite cette mobilisation s'est faite contre le Christianisme. L'école laïque, non seulement a détruit les bases de notre civilisation occidentale française judéo-chrétienne, mais aujourd'hui elle est désarmée face à l'actuelle présence étrangère islamiste conquérante.
Le laïcisme démuni de toute base transcendante, ne peut qu'être submergée par l'islamisme, qui lui ne se dit pas neutre. On est dans une impasse, prélude à une guerre civile.
4- Le rôle des parents
Il est normal que les enfants soient élevés dans l'esprit, la tradition et la foi de leurs parents. Il est contraire à l'ordre naturel (la grâce commune), que les enfants soient conditionnés dès leur plus jeune age, par un enseignement d'État qui est en fait un dressage collectif politiquement et philosophiquement orienté[5].
La neutralité n'existe pas, c'est un mythe des temps modernes. On ne fonde pas une éducation humaine sur des bases négatives, mais sur des réponses justes, aux questions fondamentales que se posent les enfants.
L'État n'a aucune légitimité dans l'éducation des enfants. En tous domaines, sa seule raison d'être et de servir et non d'asservir les individus. A quel titre se prend-il pour un maître d'école?
L'erreur du protestantisme, dans son antagonisme anti-catholique et son modernisme théologique, a été de donner ses écoles à l'État, ce qui a été une cause supplémentaire de sa décadence. La laïcité dans laquelle se cache le laïcisme a toujours été antichrétien, contre la Bible par sa philosophie évolutionniste.
5- Le Conflit des pouvoirs:
La Papauté
La Papauté est le système de gouvernement ecclésiastique dans lequel il y a une autorité qui se veut suprême, et qui est exercée par le Souverain Pontife; on est donc bien loin des enseignements du Christ Jésus. Telle est l'Église romaine, qui se veut catholique.
Selon une tradition, qui manque de fondements, le premier évêque de Rome aurait été l'Apôtre Pierre. Dès l'origine, l'Église de Rome jouit d'une distinction particulière, sans doute parce que Rome était la capitale de l'Empire. Lorsque la capitale fut transférée à Constantinople, l'évêque de Rome Innocent Ier (402-417) fut le premier à réclamer la souveraineté sur toute la Chrétienté occidentale, plus tard, Grégoire le Grand(590-604) établit fermement la puissance papale.
Cette puissance s'étendit graduellement et, en 754, le Pape Étienne II devint souverain temporel, quand Pépin le Bref, roi des Francs, lui fit don d'une grande partie de l'Italie centrale, ce qui devint les Etats de l'Église (Duché de Rome et la région de Ravenne); ce pouvoir temporel devait subsister jusqu'en 1870. Cet événement est l'un des plus importants de l'histoire de l'Europe. Il inaugure l'alliance des rois de France avec la Papauté: il fait du Pape dont le pouvoir été jusque-là uniquement spirituel, un souverain italien qui a en plus un pouvoir temporel.
Le jour de Noël 800, Léon III couronna Charlemagne empereur d'Occident,
inaugurant ainsi le Saint Empire romain. Bien plus tard avec l'unification de l'Italie, la souveraineté temporelle du Pape fut annihilée. En 1870 Rome devint la capitale de l'Italie et le Pape fut dès lors le "prisonnier volontaire du Vatican". Par le traité du Latran, conclu entre Pie XI et Mussolini en 1929, le Pape abandonna ses droits sur Rome, et fut reconnu en échange comme souverain absolu de la Cité du Vatican.
Notons que le Pape (lat. papa, père) est le Saint Père, Chef de l'Église catholique romaine. Ses titres complets sont[6]: Évêque de Rome, Vicaire de Jésus-Christ, Successeur de Saint Pierre, Prince des Apôtres, Souverain Pontife de l'Église universelle, Patriarche d'Occident, Primat d'Italie, Archevêque et Métropolitain de la Province romaine, Souverain de l'État de la Cité du Vatican.
Le Pontife dans la Rome antique, le pontifex, était un membre du collège sacré dont le rôle était de célébrer d'une manière adéquate les rites religieux. Le Pontifex Maximus, nommait les Flamines et les vestales, réglait les sacrifices, surveillait le calendrier. Jules César, bien qu'il fut ce que l'on appellerait aujourd'hui un "libre-penseur", occupa cette dignité pour des raisons politiques, et le titre de Grand Pontife fut porté par tous les empereurs romains jusqu'à Justin Ier. Le titre de Souverain Pontife est porté par le Pape depuis le règne de Pie II (1464-1471).
6- L'État
Le conflit entre les deux pouvoirs se manifesta après quelques mois de la Révolution de 1789. Ce conflit se concrétisa après que le Roi fut guillotiné au début de 1793.
C'est le 20 Septembre 1792 que l'assemblée législative, lors de sa dernière séance, décréta la laïcisation de l'état civil et du mariage et créa le divorce.
Dans un passage de son ouvrage Réflexions sur la révolution en France[7], Edmund BURKE souligne le fait de déconsidérer l'Église pour détruire le Christianisme.
Il cite d'abord aussi l'évêque anglican Gilbert Burnet (1643-1715), partisan déclaré de la maison d'Orange, qui avait remarqué lorsqu'il était en France, en 1683, que le moyen qui fit épouser la cause du papisme aux hommes du plus grand mérite était le suivant: ils se décidaient à mettre en doute la religion chrétienne tout entière, ce pas une fois franchi, il leur était indifférent de se conformer en apparence à telle de ses formes plutôt qu'à une autre. Telle semble être la politique de l'Église romaine, même deux ans avant la révocation de l'Édit de Nantes. Et Burke constate que par la Révolution l'Église romaine est détruite à son tour par l'athéisme.
Auparavant, il a fait la remarque que Lois XVI s'est montré plus attentif que son prédécesseur aux qualités morales de ceux qu'il élevait à l'épiscopat… Mais le pouvoir révolutionnaire qui gouvernait n'avait d'autre souci que de piller l'Église romaine et favoriser ceux qui s'étaient montrés les plus indignes. Mais il y a en plus "le système de pension avilissant, si bien qu'aucun homme d'idées ou de condition libérale ne songera plus à destiner ses enfants à l'état ecclésiastique".
Et pour couronner son œuvre, l'Assemblée a également décidé… que les charges du clergé seraient désormais électives; ce qui aura pour résultat de confier toutes les charges à un bel ensemble d'intrigants effrontés et factieux et de libertins flagorneurs, qui feront du misérable traitement attaché à la fonction (auprès duquel le salaire du dernier des gabeleurs paraîtrait lucratif et honorable. Quant aux fonctionnaires que l'on continue à appeler évêques (ou pasteurs), ils bénéficieront d'une pension elle aussi relativement infime et devront se livrer aux mêmes manœuvres indignes pour se faire élire par des hommes appartenant à toutes les confessions religieuses connues ou qui restent à inventer.
Ce qui fait que les membres du nouveau clergé seront libres, du haut en bas de l'échelle, de pratiquer ou de prêcher tout ce qui leur plaira en fait de religion et d'irréligion. Tout cela pour mieux préparer la destruction complète de la religion chrétienne sous toutes ses formes
7- Ce que les enfants apprennent à l'école soi-disant neutre
Il y a trois questions que se posent tous les hommes, de "l'homme de la rue" à l'homme des sciences:
D'où venons-nous?
Que sommes-nous?
Où allons-nous?
A cette triple question, les enfants de nos écoles répondent:
1- D'où venons-nous? Des éléments chimiques qui autrefois, il y a plusieurs milliards d'année, se sont combinés entre eux, sous l'effet du hasard, pour former une sorte de gelée à la surface de l'océan primitif. Éléments qui, selon les lois du hasard et de la nécessité, se sont agglomérés pour donner la première molécule de protéine d'où la vie est issue.
2- Que sommes-nous? Des êtres humains, c'est-à-dire des animaux, cousins des singes et des lapins, descendants des australopithèques et autres Sahelanthropus tchadensis dit Toumaï, lointains héritiers des primates, des mammifères, des poissons, de l'amibe en passants par les crevettes.
3- Où allons-nous? Nul ne le sait - dans les hautes sphères de l'Éducation Nationale - engendré par l'évolution, l'homme sort du temps lointain, quelques millions d'années. Vers quelle forme, l'évolutions produira-t-elle un superman? Est-elle arrêtée puisque aujourd'hui nous ne voyons rien qui ressemble à de tels changements? Allons-nous vers une dégénérescence de l'espèce humaine, qui serait remplacée par une nouvelle espèce supérieure, dans une course éternelle? Nul ne le sait?
Telle est l'ambiance dans laquelle sont élevés les petits enfants, ceux des croyants inclus. D'ailleurs la moitié des chrétiens d'aujourd'hui croient que l'évolution est une théorie vérifiée.
Mais quand les enfants posent des questions , que leur répond-t-on?
8- Comment explique-t-on l'évolution?
Voici les explications conseillées aux Étudiants et aux Professeurs des Écoles (ex Instituteurs) stagiaires des I.U.F.M (Instituts Universitaires de Formation des Maîtres)[8]
"L'évolution peut s'expliquer par l'addition de plusieurs faits connus en biologie.
- La diversité qui résulte de toute reproduction sexuée
"Un chêne donne des glands. Ces glands germes et redonnent des chênes. Même si on ne s'en rend pas compte, ces chênes sont différents les uns les autres. Certains sont vigoureux, poussent plus vite, ont un tronc plus droit…
"Ces chênes sont aussi différents les uns des autres que les enfants nés du même père et de la même mère. Chaque naissance est l'apparition d'un être nouveau qui n'a jamais existé encore."
- La sélection
"On connaît les résultats de la sélection exercée par l'homme dans les élevages de chevaux, de vaches ou de n'importe quel animal d'élevage. En quelques générations, une évolution étonnante: une nette amélioration de caractères sélectionnés.
" Les chevaux de course et les chevaux de labeur sont issus des mêmes grands-parents!
"Une sélection naturelle se réalise dans la nature: les animaux ou les végétaux les plus vulnérables se trouvent éliminés: le chêne le moins vigoureux meurt par manque de lumière, l'animal qui court moins vite est dévoré par le prédateur, etc.
La sélection naturelle est un élément explicatif important de l'évolution."
- Les changements brusques
"Il peut arriver que, par hasard, une souris présentant un caractère nouveau (absence de poils chez 'adulte par exemple) naisse dans un élevage. Si ce caractère nouveau se retrouve chez les descendants, on parle de mutation. Certains biologistes pensent que les mutations ont un rôle important dans l'évolution: celles qui procurent aux individus un avantage dans la concurrence vitale sont maintenues, celles qui présentent un désavantage sont éliminées.
- Un élément doit par ailleurs être pris en compte:
En géologie, le temps qui sépare deux événements est énorme et représente un nombre de générations inimaginables. Le facteur temps joue un rôle capital.
Remarque I: La géologie et le temps/ Voyons ce que dit Cailleux
Principes de stratigraphie
Les roches sédimentaires, se présentent toujours, sur de bonnes coupes, en couches superposées, appelées strates. Celles-ci sont formées de divers matériaux et débris. Il est évident que les plus basses sont les plus anciennes; d'où un premier moyen d'établir une chronologie relative.
Les roches sédimentaires contiennent parfois des fossiles, restes ou empreintes d'animaux, ou de plantes qui vécurent autrefois.
A chaque époque ancienne, la faune et la flore, comprenaient des espèces qu'on ne trouve pas dans les couches des autres époques .D'où une méthode, toute trouvée, pour établir l'âge relatif des couches, précieuse parce qu'applicable encore à distance, là où la superposition n'est plus utilisable.
C'est grâce aux fossiles qu'on a pu identifier l'age d'un terrain en Europe, en Amérique et en Asie et qu'on sait que les charbons américains sont à peu près contemporains de ceux d'Europe, et bien antérieurs à ceux du Tonkin.
Les différents groupes d'animaux et de plantes n'ont pas, à ce point de vue, le même comportement: chez les uns une même espèce est limitée à une faible épaisseur de couches, à un court laps de temps; elle permet un repérage exact et aisé, elle est dite bon fossile stratigraphique[9].
Les Amonites, sorte de mollusques cousins des pieuvres, mais pourvus d'une coquille, en sont un bon exemple.
A l'aide du principe de superposition d'une part, et des fossiles de l'autre, on a pu établir une succession des couches, ou échelle stratigraphique, valable pour toute la surface du globe
Remarque II Le facteur temps est accepté par les créationnistes progressifs.
9. La Fédération Protestante et la laïcité
Comme nous l'avons précisé ci-dessus, les vrais protestants ont été éliminés des instances dirigeantes. La Fédération Protestantes n'a de "protestant" que le nom. Un nom trompeur.
Déjà, dans les années 1880, l'établissement de l'école publique laïque par le libre penseur Jules Ferry (1832-1893, entouré de plusieurs conseillers "protestant libéraux": Ferdinand Buisson (1841-1932), Jules Steg (1836-1898), Félix Pécaut (1828-1898), n'a aucun rapport, ni aucun lien avec les "protestants confessants". Dans ce projet, "l'instruction morale et religieuse" et replacée par "l'instruction morale et civique. Le Jeudi étant un jour de congé, "afin de permettre aux parents de faire donner, s'ils le désirent, l'instruction religieuse en dehors des édifices scolaires".
Le problème crucial, fut d'élaborer une morale laïque détachée de la religion (juive, catholique, ou "protestante". Ferdinand Buisson, plutôt libre penseur, professeur de philosophie, qui fut directeur de l'enseignement primaire de 1879 à 1896, confident de Lues Ferry, rechercha une "religion laïque de l'idéal moral". Son grand souci était de "laïciser la religion", c'est à dire de miner la religion Biblique.
Ce qui nous montre que le caractère neutre de l'école laïque n'est qu'un leurre. Il proposa de fonder une église libérale qu'il n'eut pas de peine à trouver chez les "protestants' libéraux Une église sans livres infaillibles, ouverte aux représentants du positivisme scientiste, au panthéisme et au matérialisme. Comment la Fédération Protestante et tous ses membres peuvent-ils croire que l'enseignement Laïque est neutre, alors qu'il est profondément marxiste et évolutionniste, les deux allant ensemble.
Il estimait que l'enseignement de l'histoire Sainte doit être mis en dehors du programme des écoles primaires, et que la morale biblique est dépassée. L'État laïque, en devenant plus neutre, est devenu le cadre d'un pluralisme des visions du monde, ce qui fait qu'il n'y a plus de repère pour les enfants, ce qui est l'échec de l'école laïque qui se manifeste aujourd'hui. C'est ainsi que nous arrivons à la position de la Fédération Protestant. Pour la Fédération protestante, la solution à la laïcité est dans le débat
a. Laïcité la solution est dans le débat[10]
Les protestants historiques avaient 1608 écoles communales, dans lesquelles la doctrine protestante était enseignée de manière satisfaisante. Mais avec les conseillers "protestants" libéraux de Jules Ferry, les "protestants" renoncèrent majoritairement à maintenir leurs écoles, et choisirent de "faire l'essai loyal" des lois laïques. En clair ils choisirent le Mythe de la neutralité. Et cela dure toujours dans la Fédération Protestante.
Avec le nouveau problème posé par l'attitude conquérante de l'islam; c'est là qu'elle réagit en proposant l'organisation d'un débat public. Pour ce qui la concerne, c'est dans un engagement sans cesse affirmé dans le dialogue inter confessionnel et inter religieux, ouvert à toutes les familles de pensée que nous croyons pouvoir offrir notre meilleure contribution.
Pour se situer, la Fédération Protestante, nous affirme que: Dès la réforme le protestantisme représente une "laïcisation interne du christianisme", En critiquant le magistère interne de l'Église et le pouvoir des clercs, le protestantisme a valorisé la religion comme choix individuel et l'esprit de libre examen…Le protestantisme est largement attaché à la laïcité…
Nous voyons ici de façon patente que la Fédération Protestante a complètement abandonné l'esprit de la Réforme et est rentrée dans le modernisme. En effet:
b. L'ordre initial de Création: La validité de la Loi biblique, Loi de Dieu
Lorsque Dieu créa les animaux, Il les plaça sous une loi créée en même temps: Cette loi spécifiait qu'ils se reproduiraient selon leur espèce (Gen 1: 24-25).
Lorsque l'Éternel Dieu créa l'homme, Il le plaça sous Sa Loi, dont le Premier Commandement vis-à-vis d'Adam était qu'il ne devait pas manger de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal (Gen 2: 17); Physiquement, Adam était apte à manger du fruit, mais l'Éternel Dieu le mettait sous le commandement légal et moral de ne pas en manger.
c. Définitions:
Théonomie[11], du grec théos = Dieu et nomos = loi
Autonomie, du grec autonomos de autos = soi-même et
nomos = loi: qui se régit ses propres lois; qui se détermine
par des règles librement choisies.
Un caractère central des églises et de la prédication moderne, et de l'enseignement biblique sont antinomiens, contre la Loi de l'Éternel; ils l'appellent Loi de Moïse niant ainsi, sans le vouloir l'Inspiration Parole de Dieu, ou encore loi des Juifs. Non seulement, ils nient la Loi, mais mettent l'Église à la place d'Israël, niant ainsi que l'Église est greffée sur l'olivier franc et que ce sont les racines de cet Olivier qui la porte et lui communique sa sève. Ils ne prennent pas en compte les Juifs Messianiques.
Les antinomiens croient que la foi libère les Chrétiens de la Loi[12]. Ils se croient mort vis-à-vis de la Loi; Certes en Gal 2: 9 et Rom 7: 4, il y a mort à l'égard de la Loi, mais cela concerne la relation du croyant à l'œuvre d'expiation de Christ représentant et substitut du croyant celui-ci étant mort à l'accusation de, comme sentence légale de mort contre lui; Christ étant mort pour lui. Mais il n'y a rien dans la Bible qui permette de soutenir une telle position.
Sans la Loi la société ne peut que s'effondrer dans l'anarchie et tomber entre les mains des voyous et des gangsters. La loi civile ne peut être séparée de la Loi Biblique, car la doctrine Biblique de la Loi incluse toutes les autres formes de lois.
d. Qu'est-ce qu'un Protestant?[13]
Le terme Protestant, aujourd'hui a tellement perdu de son sens initial qu'il ne désigne rien de précis. En effet sont amalgamés sous les mots "protestant" et "protestantisme, tous les "chrétiens" qui ne sont ni catholiques romains, ni catholiques orientaux ou orthodoxes.
Le mot Protestant, à l'origine, au temps de la Réforme du XVIe siècle était un mot positif très fort. Il désignait depuis la Diète de Spire, ceux qui "pro-testaient", "attestaient", "confessaient" la Foi Biblique (selon le pro latin = pour, et le verbe latin testor = attester), le mot "protestant" est aujourd'hui un mot ambigu et négatif qui désigne aussi bien les "Réformés confessants" que les "protestants", fort nombreux, qui ne veulent et ne peuvent, aujourd'hui, confesser la Foi chrétienne telle qu'elle est formulée dans les Confessions de Foi de la Réforme.
e. La dérive de sens à corriger
Et le Pasteur Pierre Courthial précise:
Étant donné la dérive de sens du mot "protestant", il me paraît nécessaire de ne plus l'employer et de le remplacer par le mot"confessant" qui en reprend le vrai sens. En latin, le mot confessio comporte le sens de "témoignage", "d'attestation". Confesser la Foi, c'est la déclarer publiquement, c'est l'attester (ecclésialement et personnellement). C'est exactement ce que signifiait, aux XVIe et XVIIe siècles, le mot "protestant".
J'en profite pour rappeler le sens authentique du libre examen. Pour la Réformation, le libre examen ne consiste aucunement à croire ce qu'on veut bien croire, à choisir ce qu'on veut bien choisir, au sens de la "libre pensée ou d'un certain "protestantisme" dévoyé; mais à toujours examiner, vérifier, constater, personnellement ou communautairement, par et dans le Texte sacré de l'Alliance, Parole écrite de Dieu, ce qui est présenté comme vérité, et
ce afin d'accueillir la Parole avec tout empressement et d'y croire (Actes 17: 11-12).
f. Excursus
Ce qui nous a le plus étonné, c'est l'article concernant Jean Baubérot, le sociologue "protestant":
A l'école de la Laïcité: L'Europe face à la laïcité, le modèle français[14]
Dans le
Cahier rationaliste n° 510
Ce texte est une transcription d'une émission diffusée sur France Culture, début Avril 1996.
Interview de Christine Goémé.
Dans sa dernière réponse, il dit:
Le pluralisme respectueux. Et moi j'interprète cette notion de respect comme le fait qu'il ne doit pas y avoir simplement juxtaposition des croyances qui coexisteraient en se méconnaissant, en s'ignorant mais qu'il doit y avoir organisation d'un débat public. Peut être que la laïcité c'est la condition de ce débat public, et si je fais allusion au secteur associatif, c'est qu'il me semble que ce secteur est bien armé pour mener ce débat public de manière volontaire, libre dynamique, de façon à mettre en circulation les différents points de vue, les différentes convictions pour qu'on n'aboutisse pas à un pays ou les gens ne se comprennent plus.
Voilà, nous avons là la même idée de débat que celui proposé par la Fédération Protestante. Mais alors quel vrai débat avec l'islam?
Pour l'islam, l'Occident est la terre de l'impiété et des mœurs corrompues (dar-al-kafara) qui doit être conquise (dar-al-harb) pour devenir terre d'islam (dar-al-islam). Nous ne pouvons pas ici développer cette situation. Nous renvoyons le lecteur aux auteurs:
_ Bat Yé'Or, La Chrétienté d'Orient entre djihad et dhimitude. Le Cerf, 1991, p. 27-28.
_ Bat Yé'Or, Juifs et chrétiens sous l'islam: les dhimmîs face au défi intégriste, Berg international 1994.
_ del VALLE Alexandre, Le Totalitarisme islamiste à l'assaut des démocraties, Préface de Rachid KACI, Éditions des Syrtes, 2002.
Conclusion
1. Le test de la laïcité
L'attitude vis-à-vis de la laïcité montre, pour chacun quel est son respect pour la Loi de Dieu et quelles sont ses convictions Bibliques, et quelle est sa position sur la pente abrupte qui conduit au "protestantisme libéral".
La Fédération Protestante veut débattre, dans l'esprit du temps et entrer dans le dialoguer inter religieux qui ne peut que conduire à des compromis au détriment de la Bible. On veut la rendre plus acceptable à l'homme irrégénéré. En vain!
Contrairement à l'Apôtre Paul qui nous dit:
Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ (Galates 4: 10). Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes; c'est le Christ Jésus, le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus (2 Cor 4: 5).
Ce n'est pas ce que fait la Fédération Protestante!
La Prédication Biblique n'a aucun lien avec le dialogue, et la mission de l'Apologète est d'abord d'écouter et ensuite de présenter clairement la Révélation de Dieu, selon le motif central: Création-Chute-Rédemption. La Partie Création-Chute est très souvent escamotée, pour les raisons suivantes:
2. Aujourd’hui, la Création est souvent défigurée
Certains théologiens qui se disent évangéliques XE "Blocher" nous parlent de l’étude de la Genèse XE "Genèse" , comme Parole de Dieu XE "Parole de Dieu" et parole humaine, dans l’harmonie de toutes les Écritures et selon les caractères de son langage dans les deux “tablettes” du commencement.
Mais il nous semble particulièrement extravagant, ou déraisonnable de dire qu’il n’y a rien qui concerne les sciences dans le livre de la Genèse XE "Genèse" [15]. Selon l’Écriture Sainte, l’Éternel-Dieu XE "Éternel-Dieu" a créé, par la puissance de Sa Parole l’univers et tout ce qu’il contient. Il a créé l’espace et le temps, Il a créé tous les “faits” étudiés par les sciences. Il a aussi créé l’intellect. Dans cette intelligence Il a placé les lois de la pensée, de telle façon que les hommes puissent comprendre ce qu’Il leur est nécessaire.
3. Comment dire que la Genèse XE "Genèse" ne dit pas ce qu’elle dit ?
Certains ne se privent pas d’utiliser leur habileté littéraire, avec un fond de mathématiques élémentaires, pour distribuer les Jours de Création sur une parabole XE "parabole" [16], au sens de la géométrie euclidienne des coniques, cherchant ainsi à réfuter le caractère historique des premiers chapitres de la Genèse XE "Genèse" .
La parabole XE "parabole" en question, est la ligne courbe, dont chacun des points est situé à égale distance d’un point fixe, appelé foyer, et d’une droite fixe, la directrice.
Ce genre d’érudition couvre aussi des hypothèses, introduites par des: “il semble que”, ou, la plupart des savants pensent que..., comme chez les géologues, etc. Comme si une vérité n’était vraie que si 50,5 % XE "50,5 %" des érudits sont pour ? On est loin de la précision et de la rigueur des sciences “exactes” dites "dures".
Reconnaissons le, la “science XE "science" ” est faite par des humains, et ne peut échapper à ce qui reste toujours humain. Certes la Bible a été écrite par des hommes, mais sous la direction du Saint-Esprit, troisième personne de la Sainte Trinité XE "Trinité" , ce qui la rend infaillible. Ce qui fait aussi qu’elle est pleinement un livre scientifiquement exact, sans être un livre de science, comme elle dit vrai historiquement, sans pour autant être un simple livre d’histoire.[17]
Sous ce titre, nous ne traitons pas de la question Foi et science XE "science" . Mais nous voulons prendre en compte la soi-disant théorie XE "théorie" double révélation pour montrer, déjà, le caractère fallacieux de la théologie des post-évangéliques XE "post-évangéliques" * qui attendent des «savants XE "savants" », des lumières sur les origines. Aujourd’hui, le «savoir » (mais savoir n’est pas comprendre) est largement répandu, mais trop souvent dans l’état de vulgarisation XE "vulgarisation" , particulièrement dans le domaine des sciences naturelles XE "naturelles" ; or la vulgarisation fait perdre les conditions de l’esprit scientifique XE "l’esprit scientifique" rigoureux.
Le fait de refuser toute valeur scientifique au livre de la Genèse XE "Genèse" , et à la Torah XE "Torah" , conduit certainement à ne plus avoir de repères éthiques (moraux) quand il s’agit par exemple de manipulations XE "manipulations" génétiques. Certains parlent de l’extension du clonage* aux humains, ce qui serait aussi pire, sinon plus, que l’entreprise du Dr Mengele qui voulait faire un clone d’Hitler.
N'oublions pas: La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive (Rom 1:18).
[1] LURÇAT Liliane, Vers une école totalitaire? L'enfance massifiée à l'école et dans la société.2e édition, F-X de Guibert 2001, p. 190 et 145
[2] NÉMO Philippe, Pourquoi ont-ils tué Jules FERRY?, Grasset, 1991, p. 259: Mais rtès vite le virus du marxisme est entré dans le système. Dès les années 1930, sous l'influence du Syndicat National des Instituteurs (SNI) et de la CGT, l'idée a commencé à prévaloir que, l'école étant une institution sociale produisant d'important effets sociaux, les rênes de la politique scolaire devaient être retirées aux savants, aux intellectuels et même aux pédagogues , et être ressaisies par les politiques, responsables naturels des évolutions sociales - ou, ce qui revient au même, par la partie militante des enseignants
[3] www.sinistra.net/lib/bas/progeo/qioo/qiooepobof.html
[4] autonome: selon sa propre loi, selon se qui lui plaît
[5] Marxisme trotskisme, gramscisme.
[6] ROYSTON PIKE E. Dictionnaire des Religions, Traduit par Serge HUTIN, Presses Universitaires de France, 1954
[7] Nouvelle édition, Hachette 1989.
[8] TAVERNIER R. Enseigner la Biologie et la Géologie à l'École Élémentaire Guide des Professeurs des Écoles, Bordas 1992
[9] Maurice Taieb, p. 71, cette échelle stratigraphique deviendra une échelle chronologique grâce à la faune qui nous fournira des indications d'age
http://geologiy.ref.ac/berthault/fusion/stratification.htm
[10] http://www.protestants.org/textes/laïcité.htm
[11] BAHNSEN Greg L., Theonomy in Christian Ethics, The Presbyterian and Reformed 1984
[12] RUSHDOONY Rousas J. The Institutes of Biblical Law, p.2, The Presbyterian and Reformed Publishing Company, 1983
[15] PAYNE D.F. Genesis One Reconsidered, Tyndale Press, 1964, p. 2.
[16] BLOCHER Henri, Révélation des Origines, PBU, 1979, 2e édition 1988.