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Vers quel but la science nous conduit-elle?
4.6.2 Vers quel but la science nous conduit-elle:
Athènes contre Jérusalem
La culture occidentale est issue de deux sources: Athènes et Jérusalem[1]. Pour se ressaisir, elle doit retrouver tout ce qui dans son histoire et ses sources, exalte et favorise le courage et la vie, et d'abord la source hébraïque, d'où n'a pas cessé depuis des millénaires de jaillir cet appel: "J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction, tu choisiras la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance" (Deut 30: 19).
La "science" est bien loin de Jérusalem; les sciences qui intéressent les média, sont caractérisées par leur adhésion au mythe de l'évolution. C'est donc la pensée grecque qui les conduit, la vraie situation est donc bien Athènes contre Jérusalem. Qu'en est-il des sciences dures: physique, chimie, biologie?
La science moderne
La science moderne date de Galilée, qui a découvert comment on peut appliquer la géométrie à l'étude d'un phénomène physique simple: la chute des corps. Mais sa démarche a eu un caractère paradoxal. En effet, Galilée posa un problème et il avait la méthode pour le résoudre. Car dès sa jeunesse, il fut un disciple d'Archimède. Or Archimède avait construit la théorie de l'équilibre des solides et des fluides en appliquant, pour la première fois, la géométrie à l'étude des phénomènes terrestres.
Mais Galilée voulut apporter une justification philosophique à sa méthode, pour cela, il s'est efforcé de prouver que ce qui échappait à la géométrisation n'existait pas. Ainsi la forme et le mouvement relèvent de la méthode géométrique, mais les autres qualités: couleur, chaud, froid etc, n'existent-elles pas? Galilée était très réducteur!
Comme le dit bien François LURÇAT: pour Galilée, être, c'est avoir une forme et un mouvement. C'est ainsi que chez lui, il y a la prééminence de la théorie sur la pratique. Certes, il affirme aussi la nécessité des expériences; il affirme en avoir effectué pour vérifier ses théories. Des manuscrits retrouvés récemment semblent montrer que ses expériences n'avaient pas seulement servi à vérifier, mais d'abord à découvrir la loi de chute des corps[2]. Mais la dimension empirique des découvertes fondatrices a été escamotée, au moins dans le cas de la chute des corps.
Ses observations astronomiques à l'aide de sa lunette astronomique, ont joué un rôle important, mais ont eu beaucoup moins d'influence que ses théories. Depuis, les redoutables influences de ses théories se sont largement développées; car cela est dû à la facilité avec laquelle se généralise ou s'universalise l'intolérance dont fait preuve la géométrisation, qui exclue tout ce qui ne rentre pas dans son moule.
Selon Georges Gusdorf[3], la formule "révolution copernicienne" devrait être remplacée par révolution "galiléenne". Avec Galilée, il y a la mise au point d'un instrument de pensée, qui étend sa juridiction à la totalité du savoir. Et l'enseignement laïc considère qu'avec Galilée, la terre des hommes est devenue un monde intelligible, régi par les exigences souveraines de la raison mathématique, procédant par voie de démonstration.
C'est là une dangereuse victoire sur le sens commun
En physique et en astronomie, on peut admirer la prodigieuse fécondité de la pensée galiléenne, qui a fait apparaître de nouveaux concepts, qui ont transformé radicalement notre vision du monde. La puissance matérielle qui s'ensuit est cependant ambiguë, elle est à la fois bénéfique et dangereuse, sinon nocive, même si elle nous permet d'utiliser les ressources de l'esprit humain.
Dans le champ culturel, qui devrait être conforme au Mandat culturel donné par l'Éternel Dieu, le succès de la démarche galiléenne s'en éloigne beaucoup. Telle est la dérive anti-biblique. Et la physique moderne qui en est issue, recèle un terrible danger, ne serait-ce quelle fait fi du sens commun.
Galilée, part de la méthode d'Archimède et non pas de l'objet étudié, s'opposant ainsi aux intuitions sensibles, par exemple en affirmant que la Terre se meut. Ce qui a provoqué beaucoup d'argumentation contre la Bible. Or il s'agit là du mouvement relatif selon le système de coordonnées choisies (voir Annexe 1). Les successeurs de Galilée dans leur conception du monde, ont prétendu et prétendent toujours, avec une insistance brutale, étendre leur juridiction à la totalité du savoir, comme l'a fait remarquer Georges Gusdorf. Ce qui conduit à :
L'impérialisme de la physique: le physicalisme[4]
L'impérialisme de la pensée scientifique ( non pas celle des chercheurs pris individuellement) soumise au modèle de la physique, sont assez désastreux pour que l'on sorte des discussions purement conceptuelles. La pensée théorique est toujours indispensable, mais elle doit accepter la confrontation aux faits réels, ce qui est loin d'être le cas en cosmologie.
Notons bien, que nous ne sommes pas en train de discréditer les sciences objectives, qui reposent sur des expérimentations rigoureuses. Car on ne peut parler de "science" de façon globale, sans faire de distinction entre les sciences authentiques et les imitations plus ou moins frelatées[5].
Nous ne discréditons pas non plus la raison, mais nous n'oublions pas qu'elle n'est plus dans l'état où le Souverain Créateur l'avait créée au commencement, elle est déchue de son état original. Elle est devenue une fragile aptitude humaine, et son pire ennemi n'est autre qu'elle même. Elle peut accepter et comprendre l'existence des pensées les plus diverses, quel que soit le degré de rationalité. Mais quand elle perd le contact avec les faits empiriques, quand elle ne supporte plus qu'ils soient indociles à son autorité, elle devient selon l'expression de Montaigne, déraisonnable.
D'autre part, Gusdorf écrivait[6]: On peut aujourd'hui se demander si la raison scientifique n'est pas plus apte qu'une autre à devenir folle. Il n'y a que trop de preuves qu'il ne s'agit plus aujourd'hui d'un risque, mais d'une réalité, tels le darwinisme, certaines spéculations géologiques et les hypothèses cosmologiques ou cosmogoniques, ou encore les techniques génétiques.
Qu'est-ce que la Science?
Peut-on parler de science au singulier? Considérons en premier lieu la physique. La physique réalise des expériences à l'aide d'installations souvent très complexes et for coûteuses. Ainsi elle découvre des lois, et les théories qu'elle développe atteignent un degré de vérité d'un certain type. Qui certes, n'a rien de comparable avec la Révélation.
Mais la physique ou plutôt certains physiciens prétendent, avec un orgueil sans mesure à l'universalité. François Lurçat appelle cette prétention le physicalisme[7] . Leurs vérités sont toujours approximatives, toujours sujettes à des corrections, mais cependant très durables.
D'autres sciences comme la philologie ou l'histoire, ne doivent rien à la rigueur spécifique de la physique. Alors que d'autres comme le darwinisme ou la théorie synthétique, ou encore la géologie et la paléontologie, font bien pale figure, devant la physique; et si elles n'étaient pas chargées de présupposés anti-bibliques, elles n'auraient aucune justification à ce qu'on les appelle science. Mais du fait qu'elles plaisent aux athées, elles sont conservées.
Le chercheur scrupuleux qui se consacre à l'une des vraies sciences, ne peut qu'être scandalisé de voir des activités, qui dans le meilleur des cas ne sont que des programmes de recherche et qui n'ont jamais rien trouvé de vrai. Ces activités se prévalent de l'appellation prestigieuse de science pour se tailler une place au CNRS[8].
C'est ainsi, que les découvertes de Galilée marquent le commencement d'un vaste mouvement historique, dont font partie, autant que les sciences physiques, leurs imitations désastreuses. Cependant, notons le soigneusement, ces imitations descendent de la métaphysique galiléenne. Dans cette position, la méthode précède l'objet et alors la géométrisation exclue toute réalité qui ne rentre pas dans son moule.
Il faut aussi bien voir que la même métaphysique enseignée partout, obnubile les esprits et que la métaphysique galiléenne est devenue l'idéologie dominante dans nos sociétés démocratiques, en éliminant la théologie biblique. C'est pourquoi Gusdorf écrit avec bonne raison: Le destin de la science, ne se joue pas au niveau de la science, mais au niveau de la philosophie.
Le physicalisme ou la nouvelle mythologie
Dans l'esprit du temps, l'image populaire du "savant", est celui qui par une illumination géniale trouve d'un seul coup, quelque chose comme la formule de l'Univers. Certes les scientifiques ne partagent pas ces croyances grossières. Cependant, l'opinion scientifique s'est largement écarté des principes du robuste empirisme pratique, accompagné d'un vigoureux scepticisme vis-à-vis des méthodes utilisées.
Il y a des disciplines où l'on trouve des habitudes de pensée et des pratiques d'une scientificité plus apparente que réelle. Et même où le mot "scientifique" renvoie à des effets de pouvoir; alors l'hégémonie de la théorie prend des formes caricaturales. Dès qu'il s'agit des hommes, au lieu des faits observés, la sélection de ceux-ci, en fonction d'une théorie posée a priori, rend les interprétations tendancieuses bien plus difficiles à déceler. C'est ainsi que l'hégémonie de la théorie favorise les ambitions totalisantes, ce qui entraîne de graves conséquences scientifiques d'abord, et ensuite politiques et morales. C'est ainsi qu'arrive le physicalisme.
Comme nous le verrons encore plus tard, la philosophie galiléenne, a aujourd'hui le statut très particulier d'une doctrine, qui de part le développement scientifique est caduc; mais les intellectuels l'ignorent ainsi que beaucoup de théologiens, car elle conserve une autorité d'autant plus lourde qu'elle échappe aux risques d'être réfutée, cette réfutation a déjà eu lieu, mais elle n'est toujours pas reconnue, elle est toujours le support du conflit fomenté contre la Bible[9]. Elle se transforme ainsi en formule magique, comme une incantation issue de la mythologie. Une telle doctrine devient une idéologie.
Le mal ne serait pas très grand si cette idéologie ne régnait que sur les sciences physiques. Mais après Galilée, et plus encore après Newton, le prestige de la physique est devenu si important, que celle-ci a joué le rôle d'un modèle pour toutes les autres sciences. Et ce qui est plus grave, pour les différentes branches des "sciences humaines". Ce modèle de la physique exerce sur les savoirs une pression métaphysique considérable. Ce modèle a pu réussir en physique, mais est grossièrement inexact dans le domaine de l'humain, des dites sciences humaines.
Mais par la bureaucratisation, on en est venu à considérer le développement des sciences comme un phénomène naturel. Alors, si une théorie, une hypothèse font vivre des milliers de chercheurs, et satisfont à des critères simples, vérifiables par les bureaux, dans des revues avec referees[10], les Congrès internationaux qui sont considérés comme scientifiques sans contestation possible, tels les Congrès sur le Ramapithécus x[11]. Et ensuite en profiter pour dire que l'homme descend du singe.
Ainsi, on applique la physique à l'homme, et les actions humaines sont considérées comme des objets à étudier. Dans les années 60 la psychologie a cessé d'être aux yeux du CNRS une science humaine, pour être rattachée aux sciences de la vie. D'autre part, les sciences de l'éducation sont bien les archétypes des fausses sciences[12].
Après Newton, les physiciens sont entrés dans l'interdisciplinarité, car ils croyaient que le maître avait trouvé la clé de l'univers et qu'il suffisait d'appliquer ses principes dans tous les domaines de la connaissance. Galilée avait exclu tout ce qui n'était pas géométrique, les newtoniens réintégraient tout ce qu'ils voyaient dans le monde matériel de la machine univers, soumise à la gravitation universelle.
Cependant, les grandes avancées de la physique moderne ont consisté à ce libérer de l'emprise newtonienne. De nouveau concepts ont vu le jour tels l'électromagnétisme, la physique statistique, la théorie quantique etc. Mais l'interdisciplinarité loin de constituer un progrès, selon G. Gusdorf[13], n'est que le symptôme de la situation pathologique dans laquelle se trouve aujourd'hui le savoir
Le Physicalisme[14] est ce qui distingue les sciences contemporaines, dans leur fonctionnement interne, mais aussi dans leur action sur la culture de masse, qui caractérise notre "civilisation" depuis des décennies.
La physique est la discipline qui dès le début a joué le rôle central dans l'histoire des sciences; elle affirme avec une autorité croissante, depuis au moins trois siècles, son ambition d'être le modèle de toutes les sciences. Du moins, certains penseurs veulent la considérer comme la science unique, qui engloberait toutes les autres branches du savoir. Mais on n'a pas encore une histoire du physicalisme.
Thomas S. Kuhn[15] en 1971 écrivait: bien que tous les historiens reconnaissent en paroles le rôle particulier de la science dans le développement de la culture occidentale pendant les quatre derniers siècles, l'histoire des sciences reste pour la plupart d'entre eux un territoire étranger. Le statut mineur de l'histoire des sciences[16]est d'autant plus paradoxal que les sciences occupent dans la société occidentale une position dominante. Mais il faut bien le dire, les médias ne s'y intéresse guère, et mettent l'accent sur la supposée évolution de l'espèce humaine.
Il est tentant de voir en Démocrite l'ancêtre de la doctrine atomique, il est réputé avoir enseigné que les qualités sensibles sont des conventions, seuls les atomes et le vide sont réels. Pour nous, les atomes et le vide sont des concepts physiques, ainsi la physique serait la seule voie vers la connaissance qui aille au-delà des conventions, c'est bien là la caractéristique du physicalisme. Mais les atomes des atomistes grecs, n'ont rien de commun avec la conception scientifique moderne; leurs principes étaient purement spéculatifs.
Il y a aussi le newtonisme qui va faire du physicalisme une hypothèse scientifique qui remportera des succès en biologie, dans une lutte séculaire contre le vitalisme. Dans les sciences humaines le physicalisme restera du domaine des proclamations enflammées, suivies régulièrement par l'échec et aussi l'oubli de l'échec. Les guerres depuis la seconde Guerre mondiale ont démontré la puissance de la physique dans ses applications techniques et technologiques.
La biologie et la médecine reçoivent une puissante impulsion par l'utilisation des techniques de la physique: rayons X, résonance magnétique nucléaire (RMN). Les rayons X permettent de déterminer la structure moléculaire: la double hélice de l'ADN est devenue le point de départ d'importantes découvertes. Mais tout cela permet la justification d'un physicalisme déchaîné. Et les théoriciens qui parlent de structure trouvent une oreille attentive de la part des sciences humaines.
Au début des années 60, James Watson (auteur avec Francis Crick de la découverte de la structure de l'ADN) commence ses conférences à Harvard, publiées dans son livre Biologie moléculaire du gène[17], par un chapitre sur “ La conception mendélienne du monde”, celle-ci soutient par exemple la croyance que quelque chose de spécial sépare l'homme des autres êtres vivants et qu'ainsi l'homme occupe une position privilégiée. Mais cette conception aurait reçu un coup sérieux, lorsque Darwin et Wallace proposèrent leur théorie de l'évolution, basée sur la sélection des individus les mieux adaptés.
Watson continue ensuite pour arriver à la biologie proprement dite, si bien que l'auditeur ou le lecteur est implicitement invité à admettre que la croyance au "quelque chose de spécial" propre à l'homme, est réfuté par le darwinisme et par la théorie moléculaire. F. LURÇAT, nous dit avec à propos:
… cette thèse n'est "scientifique" qu'en un sens bien particulier: elle exprime une idéologie commune à la majorité des spécialistes des disciplines en question. Quelques décennies plus tard, l'“article de foi commun” et la “conception mendélienne du monde” sont toujours aussi hypothétique…
… l'article de foi des spécialistes est devenu pour la société américaine, en quelques décennies, une évidence de base, exprimée et inculquée avec une brutalité inouïe par des moyens de communication de masse, systématiquement mise en pratique dans tous les aspects de la vie matérielle et morale…
…A la suite des Etats-Unis, l'ensemble des démocraties s'est engagé dans la voie du physicalisme de masse, dont l'action profondément destructrice est aujourd'hui visible à l'œil nu. Le contenu rationnel des sciences actuelles est difficile à transmettre, les enseignants le savent; mais l'idéologie physicaliste, dont les scientifiques n'ont pas su ou pas voulu se démarquer, a vaincu presque sans combat.
C'est ainsi que les scientifiques reçoivent du monde dans lequel ils vivent un “esprit du temps”, et le transforment en idéologie par leurs discours pédagogiques ou vulgarisateur; dès lors que cette idéologie porte l'étiquette “scientifique” elle devient quasiment irréfutable, non certes sur le plan rationnel mais en tant qu'opinion massivement admise[18].
4.7. La surestimation des limites de la méthode scientifique dans la recherche des origines
4.7.1 La méconnaissance des limites
Les théories généralisées ne reconnaissent pas les énormes limitations scientifiques et documentaires dont la recherche des origines est tributaire. Elles ignorent l'implication personnelle[19] du chercheur dans sa recherche, qui souvent est l’athéisme militant, dans son inlassable croisade contre Dieu, avec son « messianisme » matérialiste. Nous sommes en présence d'Athènes contre Jérusalem.
1. La faillite des théories naturalistes
La méthode scientifique étudie les "lois de la nature" (la Nature plus ou moins divinisée, est considérée comme un être en soi et éternel) dans les faits ou événements répétitifs et accessibles à l’expérimentation; mais elle est incapable de donner une explication réelle des miracles, du surnaturel, du fait unique qui a des conséquences bien établies dans le temps. Elle ne peut rien dire du spirituel et de ce qui ne se voit pas, ni avec les yeux, ni avec les instruments les plus perfectionnés, dotés d'un cadran, et couplés à un superordinateur.
Les méthodes, de la géologie et de la paléontologie supposent, dans l’hypothèse d’un système linéaire[20], la validité universelle et éternelle de l’uniformité, comme une loi de la Nature. Partant de cette hypothèse, que personne n’a démontrée, les processus actuels sont extrapolés* dans le passé et le futur, de façon proportionnelle à ce qui est observé aujourd'hui.
Or, il y a des ruptures, des non-linéarités: la Chute, le Déluge, la dispersion de Babel, la naissance du Christ incarnée et la Résurrection. Ces méthodes naturalistes ignorent totalement les préjugés et les penchants des scientifiques anti-Dieu, qui traitent certains des faits et des données observables, pour construire une représentation de l’Univers, en désaccord avec la Révélation, et en contradiction avec la Création de Dieu[21]. Aujourd’hui c’est aussi le domaine du Nouvel Age, comme on le trouve, par exemple, chez le physicien F. Capra[22].
Cette méthode échoue et fait faillite en ne reconnaissant pas rigoureusement ses limites. Son désir de donner une représentation rigoureuse de la réalité est un échec patent. Cet échec est encore plus apparent, en biologie, dans la recherche de la source de la vie, particulièrement de la vie humaine, qui reste un mystère pour les hommes de science.
Le génome* et le « code génétique » sont traités de façon exclusivement matérialiste (in vitro). cette impasse résulte de l’oubli des données de base fournies par l’Écriture Sainte: Dieu est le Créateur de tout ce qui existe et la Source de toute vie.
2. La faillite des théories naturalistes* concernant la cosmogonie* et la cosmologie*.
Ces théories négligent les problèmes scientifiques insurmontables qui continuent à dévaster toutes les théories naturalistes et évolutionnistes concernant les origines du système solaire et de la vie, sans parler de la soi-disant explosion initiale que Fred Hoyle a appelée par dérision Big Bang.
A ces problèmes, il faut ajouter la transition entre la matière inanimée et la vie, l’effet mortel de la grande majorité des mutations, l’abîme entre les formes animales et végétales; les listes de fossiles et la claire évidence, dans les strates des sols, de discontinuités au lieu des processus uniformes. Sans compter les diverses et nombreuses cosmologies contradictoires[23].
Le terme de cosmologie par généralisation recouvre ce qui autrefois était appelé cosmographie et cosmogonie. La cosmographie étudie la structure géométrique globale de l’espace-temps[24]. La description de cette structure fait l’objet de ce qu’on appelle un modèle cosmologique. Ces modèles sont nombreux. C’est une “science” d’observation, la méthode expérimentale ne s’applique pas en cosmologie. Nous pouvons souligner que nous trouvons ici, sans restrictions, l’usage de l’induction, le raisonnement qui nous fait passer du particulier au général. Au contraire de la déduction, ce n'est pas un raisonnement rigoureux.
La cosmogonie est la branche de la cosmologie qui veut étudier l’origine et l’histoire de l’Univers. Elle ne tient aucun compte de la Révélation de l’Éternel-Dieu le Créateur. C’est une hypothèse totalement évolutionniste, qui pour beaucoup sert à éliminer le Créateur de la feuille de papier sur laquelle ils écrivent, ou qui sort de l’imprimante couplée à leur ordinateur.
Le principe cosmologique a été proposé par Einstein en 1917, son univers était statique. Cet univers était décrit par les équations qu'il avait inventées, dans l’espace-temps; mais ces équations, de façon générale, n’avaient pas de solutions. Elles n’en ont toujours pas aujourd’hui. Il a fallu les simplifier de manière à pouvoir obtenir des solutions. Certaines de ces solutions sont compatibles avec certaines observations.
Mais les modèles cosmologiques sont nombreux, ont peut nommer: le modèle chaotique, le modèle de l’état stationnaire, le modèle inflationnaire, le modèle quantique, le modèle “standard” du Big Bang, le modèle de Salam-Weinberg, les modèles de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker, etc.
Le lecteur qui veut en savoir d’avantage pourra se reporter , par exemple, à l’ouvrage de J. Demaret et D. Lambert: Le principe anthropique[25]. Ou à tout autre traité d’astrophysique ou de cosmologie. Cependant nous reprendrons ce sujet ultérieurement. En attendant, nous pouvons affirmer qu'aucun modèle n’égalera jamais la Toute-Puissance de l’Éternel Dieu le Créateur. Le vrai modèle est décrit succinctement au début de l’Écriture Sainte; aucune description détaillée ne pourrait être comprise, même par les plus doués et les plus savants.
Mais, arrivés en ce point, nous devons dire ce que sont le matérialisme et le naturalisme, dans leur opposition intrinsèque à l’Écriture Sainte et à son Auteur:
3. Le matérialisme, est la thèse selon laquelle la matière est la seule réalité, l’esprit n’existant pas; cela revient à « expliquer le supérieur par l’inférieur » (Auguste Comte), c’est-à-dire à réduire les réalités complexes supérieures, à d’autres, inférieures, qui manquent des propriétés qui sont propres aux supérieures. En termes plus techniques, on dit que le matérialisme est la position métaphysique* selon laquelle l’être est réductible à la matière, par opposition à l’esprit[26].
D'une façon générale, le matérialisme rejette l'existence de Dieu, la pensée est une donnée seconde, soit que le matérialisme la ramène à des faits purement matériels, soit qu'il ne la considère pas comme une réalité et voit en elle une sorte d'illusion tel un épiphénomène. Le matérialisme dialectique la considère issue de la matière; celui-ci explique la genèse de l'esprit à partir des phénomènes matériels.
4. Le naturalisme, c’est d’abord une doctrine philosophique suivant laquelle tout ce qui existe est donné dans l’expérience courante: il n’y a pas de réel invisible, pas de surnaturel. Le philosophe Spencer explique la formation de la nature et des êtres vivants à partir d'un principe vital immanent et matériel. Le naturalisme récuse l'idée d'une Création de Dieu. C'est pourquoi le naturalisme peut aussi bien prendre la forme du panthéisme.
Le naturalisme est par vocation un matérialisme. Du point de vue théologique, le naturalisme consiste à affirmer la bonté de la nature humaine et à nier la nécessité de la Grâce, qui est surnaturelle. C’est donc aussi une doctrine morale suivant laquelle la nature humaine est bonne et doit être suivie. La sagesse consiste à satisfaire ses besoins, à suivre ses instincts sans les contrarier, même en leur opposant un petit idéal. Le naturalisme a pour origine la Renaissance qui était avant tout un retour au paganisme, avec la négation du péché originel. Le naturalisme marque bien notre époque avec toutes ses perversions.
Comme doctrine sociale, le naturalisme explique le développement de la société humaine à partir des lois de la nature: climat, géographie, biologie; le naturalisme conduit au darwinisme social. Il s'oppose au déroulement de l'Histoire selon la Providence de Dieu et l'œuvre du Christ.
C’est dans ce contexte que nous avons à rappeler sans cesse ce que S. Anselme a dit dans sa monographie: Pourquoi Dieu s’est-Il fait Homme? Où il montre, qu'à cause de la rébellion de nos premiers parents, qui est une offense infinie vis-à-vis de Dieu, il faut, selon Sa Justice, qu’une réparation infinie Lui soit offerte.
5. Les racines de ces théories sont purement hypothétiques:
Déjà, W.F. Albright[27] nous dit: Ce n’est qu’en partant de données examinées à fond que le raisonnement inductif conduira à des généralisations. Or, l’induction est l’opération par laquelle nous passons de la connaissance des faits particuliers à celle des lois qui les régissent. On distingue:
1/ l’induction complète (ou aristotélicienne) qui repose sur l’observation complète de tous les cas possibles, et qui cherche à ne prendre aucun risque d’erreur.
2/ l’induction amplifiante (selon F.Bacon) qui, elle, opère une extrapolation à partir d’un nombre limité d’observations.
L’archéologie, ou la préhistoire “sciences palétiologiques”, ne correspondent en aucune manière à l’induction complète, puisqu’elles n’opèrent que sur des traces, des vestiges, trouvés ici ou là. En aucune manière elles ne disposent de tous les cas possibles.
En conséquence, W.F. Albright nous présente des hypothèses qui ne peuvent être vérifiées que lorsqu’il y a des documents écrits. Or, les premiers documents écrits, à notre disposition se trouvaient chez les Chaldéens (Gn 11: 28; et Ac 7: 4), vers 3000 avant notre ère (3000 B.C.)[28]
L’induction amplifiante correspond aux exigences de la pratique expérimentale, mais elle aussi présente de graves risques d’erreurs, parce qu’il est rare de disposer de tous les cas possibles. Par exemple: ayant mesuré de 5 en 5 degrés le volume d’un litre d’eau mis à chauffer jusqu’à ébullition, nous pourrions en conclure que le volume de l’eau chauffée se dilate toujours.
Mais si on augmente le nombre de mesures, de degré en degré, on constate que entre 0 et 4 degrés, l’eau se contracte et sa densité augmente. Ce qui fait que les rivières et les lacs ne gèlent pas jusqu’au fond, ce qui permet la vie des poissons d’eau douce dans les pays froids.
6. La découverte de l’Amérique aux temps Bibliques[29]
Dans la structure évolutionniste de l’Histoire, dans notre enfance, on enseignait que l’homme sortait des cavernes et on nous parlait de “la guerre du feu”. Pensée unique? Déjà!
Or l’Histoire Sainte, l’Histoire Biblique, nous donne une tout autre structure. Il y eut l’ère antédiluvienne et l’Histoire des Patriarches. Les Patriarches, héritiers d’Adam, qui vivaient plus de 500 ans avaient le temps d’apprendre, de connaître, d’accomplir le “Mandat culturel” de Genèse 1: 28. Certes par sa rébellion, Adam et ses héritiers ont été privés de certains dons, et leur cœur était mauvais. L’Éternel vit que la méchanceté de l'homme était grande sur la Terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal... (Gn 6: 5). Leur nombre était certainement supérieur à un milliard[30]. Quelles étaient leurs techniques et leur savoir, nous l’ignorons. Cependant, selon Genèse 4: 22, nous savons que Tubal-Caïn forgeait tous les instruments d’airain et de fer. C’était au temps de la 7ème génération.
Bien plus tard, l’Éternel choisit Noé le juste, et lui indiqua comment construire l’Arche, qui devait être un bateau de haute mer d’une haute technologie (Gn 6: 8-22). En Deutéronome 8: 7-10, sont mentionnées les mines de fer et d’airain (bronze) alliage de cuivre et d’étain. En (- 750 B.C.) 2 Chroniques 2: 7, il nous est dit qu’un homme habile pour les ouvrages en or, en argent, en airain et en fer était recherché.
Nous remarquons que le bronze et l’airain sont cités en même temps. Pourquoi les archéologues trouvent-ils le fer après ce qu’ils appellent l’âge du bronze? Tout simplement parce que la vitesse d’oxydation du fer est beaucoup plus rapide que celle du bronze. Là aussi il y a une révision à faire. Le propre des scientifiques n’est-il pas de remettre en cause les hypothèses dont les bases semblent suspectes!
Madame le Dr. Heinke Soudhoff[31] après des recherches au Moyen Orient et au Mexique, où son mari Ambassadeur d'Allemagne a été en poste, a pu constater les similitudes entre les deux anciennes civilisations et a montré que les Phéniciens, il y a trois mille ans, possédaient des vaisseaux de haute mer, qui leur donnaient les conditions préalables pour traverser l’Atlantique au temps de Moïse et même avant. Traversée à partir du comptoir de Cadix en Espagne. fondé vers 1200 avant notre ère.
Selon l’Écriture Sainte, et personne n’a établi le contraire, l’humanité recommence après le Déluge (vers 2800 ans avant notre ère). Le Déluge qui est d’abord un Jugement de Dieu : la Terre était pleine de violence. Même si pour certains c’est une catastrophe, c’est d’abord le Jugement de Dieu. Noé et sa famille étaient les héritiers d’une connaissance dont nous avons bien de la peine à cerner les contours.
Par Misraïm, cette connaissance est passée aux Égyptiens et partiellement aux Grecs. D’après le sumérologue, Kramer en 1757 écrivait “L’Histoire commence à Sumer”[32], ce qui fait que l’on peut dire que l'Histoire des grandes civilisations commence vers 2200 avant notre ère. Mais il faut bien savoir que pour des raisons philosophiques (rien que pour des raisons philosophiques) opposées à l’Écriture Sainte, ces dates sont rejetées par beaucoup d’historien[33].
7. Une science fondée sur l’observation: rupture avec le passé
Au XVIe siècle, on s’applique surtout à traduire et à commenter la “science” de l’antiquité. La pensée d’Aristote, toujours présente, a été un gros obstacle au développement scientifique.
Le “haut fait” de Copernic (1473-1543) n'avait eu que peu d’échos, soit pour l’approuver, soit pour le rejeter. Ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle que l’intérêt, suscité par “l’esprit scientifique” de quelques uns, s’étend à de vastes sphères et que l’on peut parler d’une recherche scientifique en progrès continu. Recherche fondée sur l’observation et l’expérience et non plus sur des méthodes spéculatives ou sur la tradition.
Cet esprit nouveau fut considéré, et l’est encore aujourd’hui, comme une brusque rupture avec le passé. La nouvelle attitude apparaît comme extension logique d’un principe de rupture philosophique.
Mais il faut noter que le développement scientifique ne commence vraiment que par l’art et la technique des inconnus qui inventèrent et mirent au point le microscope et la lunette astronomique.
Certes c'est avec les observations avec la lunette astronomique de Galilée que le système de Copernic entra dans la conscience des érudits, après de nombreuses querelles qui ne sont pas encore terminées. L’espace infini et la multiplicité des mondes, simple extension du système de Copernic, subsistent toujours dans les hypothèses cosmologiques, comme arguments anti-bibliques.
Von Laue[34], (le lecteur peut se reporter aussi au Que sais-je? N° 421, Histoire de la Physique) attire notre attention sur le fait que la physique n’est pas étrangère à la vie; elle a modifié la vie des individus et des peuples par ses applications techniques et avec moins de discrétion par ses idées, et surtout avec le physicalisme.
Toujours selon Von Laue, l’histoire politique n’est guère compréhensible si on ne tient pas compte de l’influence de la physique. Mais le pire arriva avec la philosophie de Kant (1724-1804) qui proclama la complète indépendance de la connaissance scientifique et de la foi religieuse. Certes il reconnaît l’existence d’un dieu comme souverain juge, mais pas comme le Créateur et le Législateur. Dans: La religion dans les limites de la raison, parue en 1773, il est favorable à la “religion naturelle”; il est très critique à l’égard des enseignements des Églises, et par delà envers l’Écriture Sainte. Dans une certaine mesure, le “Protestantisme” actuel n’est qu’un avatar du kantisme.
A partir de Kant, les physiciens ne parlent plus guère de leur foi, surtout durant leur vie professionnelle. Mais Von Laue souligne: il ne faudrait pas trop vite en conclure que l’élan qui pousse les savants à la recherche, ne reste pas, après cette époque en rapport intime avec leur conception religieuse. L’expérience vécue de la vérité scientifique est en un certain sens qewria “vision de Dieu” a-t-on dit. Mais de quel Dieu parlent-ils, quand, même certains chrétiens affirment que la Bible ne dit rien sur la science?
Comme nous l’avons déjà dit, certains chercheurs, montrent que leur esprit religieux, dans leurs travaux scientifiques, comme F. Capra et bien d’autres, sont des adeptes du Tao (les deux jumeaux cosmiques, le yin féminin et le yang masculin). D’autres, écrivains très prolifiques, comme H. Reeves, mettent toutes les religions au même niveau, comme recherche humaine autonome de la vérité; sans révélation le l’Éternel-Dieu Créateur qui seul connaît ce qu’Il a créé, et ce qui est nécessaire de nous laisser trouver, mais qui doit nous révéler ce qui est nécessaire à notre salut.
8. La nouvelle vision du monde et les attaques contre la Bible
Ce sont les hommes de sciences des derniers siècles qui ont façonné la vision actuelle du monde. Les plus célèbres ont fait école et ont marqué leurs distances avec la Sainte Écriture.
Dans sa lettre du 21 Décembre 1613, Galilée écrit à son ami le Père Castelli: Chaque mot de l’Écriture n’est pas déterminé par des contraintes aussi rigoureuses que chaque effet de la nature. La nature vient au premier plan et la compréhension de l’Écriture se veut autonome.
En 1638, Descartes écrivit à un correspondant: C’est appliquer l’Écriture Sainte à une fin pour laquelle Dieu ne l’a point donnée et, par conséquent, en abuser que d’en vouloir tirer la connaissance des vérités qui n’appartiennent qu’aux sciences humaines, et qui ne servent point à notre salut.
Le motif central de l’Écriture est: Création, Chute, Rédemption, Résurrection, Vie éternelle. Mais l’Écriture Sainte demande de louer et honorer l’Éternel-Dieu, dans Sa Création qu’Il a confiée d’abord à Adam, mais aussi à Noé et à sa postérité. Ne devons nous pas comprendre les merveilles de Celui dont la science est parfaite (Job 37: 16)? Or, c’est par Sa science que les abîmes se sont ouverts... (Proverbes 3: 20)!
Darwin, dans son autobiographie dit bien quel est son but: De 1836 à 1837, j’en étais graduellement arrivé à reconnaître qu’il n’y a pas à accorder plus de foi à l’Ancien Testament qu’aux livres sacrés des Hindous.
Ainsi les fondateurs de notre société se sont volontairement coupés de la Révélation du Créateur, qui Lui seul peut donner l’ensemble des vérités nécessaires à l’homme, depuis sa rébellion contre les Lois de Dieu et qu’il est incapable de retrouver par lui-même. L’hypothèse de l’évolution introduite par Darwin, avec la mort comme principe de sélection, souligne et montre la totale impossibilité de réconcilier l’évolutionnisme avec la doctrine Biblique de l’origine de la mort: la mort est le salaire du péché (Rm 6: 23).
Descartes, avec son doute méthodique, sans limites, affirmait donc que la vérité historique de la Genèse ne concernait pas notre salut. Or, si la Genèse n’est pas la relation historique de ce qui s’est passé, il n’y aurait pas de péché originel et le Christ-Jésus ne serait pas le Rédempteur. C’est ce qu’affirme aujourd’hui le soi-disant protestantisme libéral et moderniste. C’est aussi la vraie position des “ chrétiens théistes-évolutionnistes”, qui d’ailleurs se rassemblent avec les précédents.
Pourrions-nous espérer une vie éternelle glorieuse après la mort, si la vie au Jardin d’Éden, le Jardin d’Adam n’était pas là pour nous montrer la première et véritable intention de l’Éternel-Dieu Créateur à notre égard.
Peut-on faire plus grande injure à Dieu que de vouloir affirmer que Lui, le Tout-Puissant Souverain Créateur, a dû attendre la génération spontanée et l’évolution pour arriver à créer Son Chef-d’œuvre qu’est l’homme? Peut-on avoir une pensée plus insensée que celle de croire que Dieu a été incapable de créer directement la plus belle œuvre de la Création?
A tous ces “savants” qui ont cru pouvoir se passer de leur Créateur, nous pouvons appliquer les paroles de Jérémie: Ils m’ont abandonné moi, la source d’eau pure, pour se creuser des citernes crevassées, qui ne tiennent pas l’eau. Selon S. Grégoire: les lecteurs de l’Écriture les plus simples s’y reconnaissent et les plus doctes y trouvent toujours du nouveau.
[1] LURÇAT François, la science suicidaire Athènes sans Jérusalem. François-Xavier de Guibert, 1999.
[2] COHEN Bernard, Les origines de la physique moderne, Seuil, Collection "Points Sciences, 1993
[3] GUSDORF Georges, La révolution galiléenne, Payot, 1969, Tome II du Traité Les sciences humaines et la pensée occidentale.
[4] WILLIAMS Peter , Why naturalists Should Mind about physicalism, www.quodlibet.net/williams-mind.shtml
[5] Tel l'évolutionnisme, www.samizdat.qc.ca/cosmos/origines/M_Efr.html
[6] GUSDORG G., De l'histoire des sciences à l'histoire de la pensée, Payot, 1977, p. 35. Tome I du traité Les sciences humaines et la pensée occidentale, Payot
[7] op. cit. p. 27
[8] CNRS Centre National de la Recherche Scientifique
[9] BERGMAN Jerry, L'affaire Galilée et les données historiques, http://www.samizdat.qc.ca/cosmos/sc_nat/galilee_jb.htm
[10] referees : groupe de spécialistes auxquels les revues scientifiques adressent les articles qu'elles reçoivent avant de les publier
[11] JUNKER Reinhard, Is Man Descended from Adam. Biblical Creation Société 200. http://www.pages.org/bcs et www.wort-und-wissen.de/
[12] LURÇAT Liliane, La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs, François-Xavier de Guibert, 1998.
[13] GUSDORF G. article Interdisciplinaire dans l'Encyclopaedia Universalis vol. 8, 1968;
[14] LURÇAT François, L'autorité de la science, Cerf, 1995
[15] KUHN T.S. The Essential Tension, University of Chicago, 1977
[16] Même avec Canguillem, Thuilier ou Bergé,
[17] WATSON James D, Biologie moléculaire du gène, Édisciences, 1968, p. 1-2;
[18] LURÇAT François, L'autorité de la Science, Cerf, 1995, p.39-40.
[19] POLANYI Michael, Personal Kenowledge Towards a Post-Critical Philosophy, Routledge, 1958/1998.
[20] Ils semblent ignorer que les phénomènes à grande puissance ne sont jamais linéaires.
[21] VAUTHIER J. Lettre aux savants qui se prennent pour Dieu, Éd. Critérion 1991.
[22] Colloque de Cordoue, « le Tao de la physique », Fritjof CAPRA (Berkeley), Stock, 1980.
[24] Avec l’espace-temps, nous sortons du domaine du concret. L’espace de nos perceptions, ou espace réel, ou espace concret, est considéré comme homogène dans toutes les directions. Il est dit isotrope, parce qu’il présente les mêmes propriétés physiques dans toutes les directions. C’est l’espace Euclidien à 3 dimensions, dans lequel on étudie la géométrie classique. Newton a défini un espace absolu et un temps absolu, mais ce n'est là qu'un concept spéculatif.
L’espace-temps concerne la théorie de la relativité générale. C’est un espace vectoriel mathématique dit de Riemann, du nom de son concepteur. C’est un espace courbe, dont la courbure est déterminée par la présence de la matière.
[25] DEMARET Jacques, LAMBERT Dominique, Le principe anthropique l'homme est-il le centre de l'Univers, Armand Colin, Collection S, 1994
[26] Il faut bien voir de quoi il s’agit: si l’être ( personne ou chose), est conçu à l’image de l’esprit, on parle de spiritualisme. C’est la philosophie de Platon. La pensée “chrétienne” est envahie de platonisme spirituel.
Par contre si l’on dit qu’il y a coexistence de deux types de réalités irréductibles les unes aux autres, il y a dualisme. C’est la philosophie de Descartes qui, elle aussi, a pénétré les cercles chrétiens.
[27] ALBRIGHT W.F. De l’Age de la pierre à la Chrétienté, le monothéisme et son évolution historique, Payot, 1951.
[28] RUTTEN Margueritte, La science des Chaldéens? PUF, Que qais-je,? N° 893, 1970.
[29] SOUDHOFF Heinke, La découverte de l’Amérique aux temps Biblique, Éd. du Rocher, 1994, Traduction de la Thèse de Doctorat de Madame Soudhoff, soutenue à l’Universitéde Bonn en 1980. Madame Soudhoff est l'épouse de l'Ambassadeur d'Allemagne qui a été en poste au Moyen Orient, au Mexique et à Paris
[30] WHITCOMB J.C. et MORRIS H.M., The Genesis Flood, Baker Book House, 32ème tirage 1976, p. 26.
[31] SOUDHOFF Heinke (Thèse de Doctorat Université de Bonn) La découverte de l'Amérique aux temps bibliques, Rocher, 1994
[32] KRAMER S.N. L’Histoire commence à Summer, Arthaud 1957.
[33] DEQUENÈs Pierre, La Science du XXe siècleÉd. GraPhiDis, 1996.