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Chapitre 4

La Christologie de la Création

Christologie de la Création

Les domaines accessibles aux sciences

La mythologie de la Science

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4.1 La Christologie de la Création au cœur du Créationnisme biblique

    1. La doctrine de la Création est Théocentrique

Le Créationnisme biblique est d'abord fondé sur le premier verset de la Bible: Bereshit bara Elohim et (תא) ha-shamaim ve-et ha-erets; Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.

Il faut bien noter que la particule et (תא) qui indique l'action directe de Dieu, n'est jamais traduite et même non signalée.

Il va de soi que l'Évangile selon Jean, d'abord écrit en Hébreu et traduit en grec, selon le Lexique hébreu/grec, utilisé pour la traduction grecque dite des Septante (LXX),  répète délibérément, de façon parallèle Gen 1: 1; en effet, la rétroversion doit se lire: Bereshit haiah ha-dabar ve-ha-dabar haiah et ha- Elohim (Jean 1:1). Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu.

La Parole vient du grec logos qui traduit l'hébreu dabar. Dabar exprime l'acte même de dire, l'acte de parler. La Création a été effectuée et réalisée par la Parole de Dieu. Dieu dit. Et la lumière fut.

Le récit de la Création est théocentrique[1]. L'Écriture nous enseigne que Dieu Trine est l'auteur de la Création (Elohim est un pluriel Trinitaire), Gn 1: 1; Ésaïe 40 12-14; 44: 24;45: 12. Le Père est au premier plan, 1 Cor 8: 6, mais c'est aussi l'œuvre du Fils et du Saint Esprit. La participation du Fils est indiquée en Jean 1: 1; 1 Cor 8: 6; et Col 1: 15-17; et l'action du Saint Esprit en Gen 1: 2; Job 26: 13; 33: 4; Ps 104: 30; Ésaïe 40: 12-14.

La Seconde et la Troisième personne de la Sainte Trinité ne sont pas des pouvoirs dépendants ou de simples intermédiaires, mais les auteurs ensemble avec le Père. L'œuvre de Création ne fut pas divisée entre les trois personnes, mais l'ensemble de l'œuvre de Création, bien que sous des aspects différents, est attribuée à chacune d'elles.

Toutes choses viennent du Père, par le Fils et dans le Saint Esprit. Cet Acte Trinitaire dépasse fondamentalement notre logique, nos mathématiques, les possibilités de nos ordinateurs et notre compréhension. Alors dire que l'ensemble de cette Création est une création progressive (évolutive) est une falsification de la Révélation en prétendant savoir comment la Sainte Trinité a agi, ce qui est hors de portée de la science.

En vérité le Nouveau Testament se comprend à la lumière de l'Ancien et réciproquement. En Genèse 1: 3, Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut, Jour un[2]. Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux… (deuxième[3] jour). Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse . Dieu dit: Que la produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce… (troisième jour). Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel… (quatrième jour). Dieu dit: Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre vers l'étendue du ciel. Dieu créa…(cinquième jour). Dieu dit: Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce…

Alors Dieu dit: Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance… (Gen 1: 26)… Dieu contempla ce qu'Il avait fait, et il vit que cela était très bon. Il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour.

Alors que les actes précédents de Dieu sont suivis immédiatement de la réalisation, ici l'Éternel entre en Conseil. Il ne parle pas aux anges car l'homme ne va pas être créé à la ressemblance des anges, mais à la ressemblance de Dieu. Dieu ne peut parler qu'à Lui-même, à une personne de la Sainte Trinité uni-plurielle, chacune s'adressant à l'autre.

Ces échanges trinitaires apparaissent en d'autres endroits de l'Ancien Testament (Ps 2: 7; Ésaïe 48: 16; Ps 110: 1) et dans le Nouveau, la relation entre Christ (avant sa naissance humaine) dans des passages comme Matt 11: 27; Jn 8: 42; Jn 17: 24 et d'autres.

Ce Conseil divin centré sur la Création d'Adam, a pris place bien avant le commencement du temps (quel que soit le sens que l'on puisse donner au concept de temps). L'Agneau selon l'accord de ce Conseil, a été immolé avant la fondation du monde; et les noms de Ses rachetés sont inscrits dans Son livre de vie avant la fondation du monde; l'Éternel Dieu a appelé tous ceux qui sont sauvés par Sa grâce, avant la création du monde (1 Pie 1: 20, Apoc 17: 8 2 Tim 1: 9).

Dans ce sixième jour, un autre Conseil s'est tenu, ce qui était annoncé a été accompli. La plus haute et la plus complexe des créatures a été créée par l'Éternel en Adam et Eve, auxquels a été donnée la domination, en tant que vice-gérants de tout le reste de la création (Genèse 1: 26-30): c'est le Mandat culturel.

C'est l'acte de dire qui est à l'origine de chaque création nouvelle: la Parole de Dieu est créatrice. Ce qui est dit, c'est l'être créé. L'acte de dire, c'est l'acte de créer. Le Logos[4] de Dieu, le Dabar Parole de Dieu, qui est l'acte même de dire, le dire ou le parler de l'Éternel Dieu, est Dieu Lui-même.

Dans les siècles passés, combien de spéculations  ont été avancées à propos du mot Logos, ce qui semble montrer la méconnaissance de l'Hébreu de l'Ancienne Alliance, de la traduction grecque des LXX, car il est évident que Logos est la traduction de Dabar.

Nombreux sont ceux qui ont voulu tordre le sens de Logos/Dabar, comme le dit Calvin:

Il y a un méchant garnement rempli d'orgueil, espagnol de nation, nommé SERVET, lequel a forgé que cette Parole éternelle a seulement commencé d'être, quand elle s'est manifestée en la création du monde. Comme si elle n'avait point été avant que sa vertu fût connue par une œuvre extérieure. L'Évangéliste enseigne ici bien autrement; car il n'assigne point le commencement  de temps à la Parole, mais en disant qu'elle a été dès le commencement, il monte par-dessus tous les siècles…

Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle (Jn 1: 3). La Parole est le Créateur, et elle est Dieu. Cependant elle est la seconde personne de la Trinité: il y a à la fois identité et distinction: la Parole était avec Dieu, c'est-à-dire une personne séparée, mais aussi la Parole était Dieu, si bien que nous avons trois Personnes, avec le Saint Esprit, et UN seul Dieu: la Parole est réellement Dieu, comme le sont le Père et le Saint Esprit.           

En réalité, aujourd'hui encore il y a des négateurs, comme l'ancienne philosophie allemande, dont Johann Gottlieb Fichte (1762-1814) professeur à l'Université de Erlangen fut un exemple type, qui enseignait que l'idée de création venait du judaïsme et du paganisme. Or toutes les Philosophies grecques ignorent la Création, Platon, Aristote, les Stoïciens. Au troisième siècle de notre ère Plotin enseignait que l'Univers est divin et éternel, incréé, sans usure ni vieillissement. C'est là la doctrine d'Aristote dans son traité Peri Ouranou.

Pour Fichte à la suite de Spinoza, la création n'est même pas pensable. Ce qui ressort de la philosophie allemande, c'est le rejet de l'idée hébraïque, juive et chrétienne de Création. Il s'agit aussi de la détestation du judaïsme, chez Kant, comme chez Fichte, chez Hegel, chez Schopenhauer, aussi chez Nietzsche comme chez Martin Heidegger. Ce dernier disait que l'idée de Création, ne concerne même pas la philosophie et il ignorait même l'existence de la pensée hébraïque et à plus forte raison la Révélation de l'Ancienne Alliance (le TaNaK).

4.1.2 Au cœur du Créationnisme la Christologie de la Création[5]: croire pour comprendre

La création de la lumière physique est énoncée  en Gen 1: 3-5; et en Jean 1: 4-5, nous avons un énoncé, délibérément en parallèle avec Genèse 1. Parce que toutes choses, comme une totalité, et chaque chose en particulier, depuis les atomes jusqu'aux hommes ont étaient fait par Lui et pour Lui, tout porte son sceau et contient son but. La signification, le but de toutes choses sont inséparables de la Parole, du Christ qui les a créées pour Son éternel dessein.[6]

C'est à partir des versets 12 à 20 du premier chapitre de la lettre aux Colossiens qu'est fondée la Christologie de la Création: ces versets nous disent:

Rendez grâces au Père, qui nous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière; Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de Son Fils bien-aimé, en qui nous avons la Rédemption, le pardon des péchés. Le Fils est l'empreinte du Dieu invisible, le premier-né de toute la Création.

 

Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la Terre, les visibles et les invisibles; trônes, dignités, dominations, autorités.

Tout a été créé par Lui et pour Lui.

 

Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui

 

Il est la tête du corps de l'Église; Il est le commencement, le premier né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en Lui; Il a voulu par Lui tout réconcilier avec Lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de la croix.

 

Trois choses concernent le Christ Jésus dans ces versets:

1.      Sa relation à Dieu le Père

2.      Sa relation à l'Univers[7]

3.      Sa relation à l'Église

 Nous allons considérer l'œuvre de Christ dans le Cosmos, mais cette œuvre n'est absolument pas séparée des deux autres.

 L'Apôtre Paul commence par le Dieu Trine et va ensuite à Christ: car en Lui toutes choses ont été créées. La relation de Christ à l'ordre créé est mieux comprise en référence à la relation de Dieu à l'Église.

 Dieu se révèle aussi dans le Livre de la nature créée, dans le monde qu'Il a créé, comme il nous est dit au Psaume 19 et en Romains 1. C'est la Révélation générale.

 La puissance et la gloire de Dieu sont discernables dans les merveilles que sont le ciel étoilé, l'oreille ou l'œil. Mais l'homme est-il capable de lire le Livre de la Nature[8]? Adam et sa postérité ont perdu la communion avec Dieu: le péché originel.

 A cause du péché originel, les hommes sont incapables de lire correctement ce Livre. Mais cela n'empêche pas la Révélation de Dieu dans Ses œuvres.  Leurs consciences en témoignent, c'est pour cela qu'ils sont sans excuses. Cette Révélation leur est fermée par leur propre faute.

 Mais aucun homme ne peut dire: Je n'ai aucun moyen de connaître Dieu.  Il est toujours dans un état où Dieu le tient pour responsable.

 En effet, l'Écriture Sainte nous dit en 1 Corinthiens 2: 13-14:

Et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu'enseigne l'Esprit, en expliquant les réalités spirituelles (πνευματικοις) à des hommes spirituels.

Mais l'homme naturel (ψυχικός) ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.

 Le premier chapitre de l'Épître aux Romains ne dit pas que l'homme ancien est devenu progressivement aveugle, la Chute a été immédiate et a précipitée l'humanité où elle est tombée.

 L'homme ne peut connaître Dieu que par Christ. Le Livre de la nature est fermé à l'homme naturel. Il peut certes déduire de cette Révélation générale une croyance en un dieu ou à des dieux, mais pas au vrai Dieu.

 Les astrophysiciens Hoyle et Wikramasinghe dans leur livre Evolution from space arrivent à la conclusion que la vie ne pouvait arriver sans l'intervention d'un être intelligent. Mais celui-ci ne peut être le Dieu de la Bible. Ils demeurent aveugles, sur l'Être de Dieu, en dépit de leur perspicacité "créationniste".

 C'est en Christ, et en Christ seul, que Dieu invisible se révèle réellement Lui-même à l'homme. Ce qui est triste, c'est que de nombreuses théories des Origines ignorent totalement Christ.

 4.1.3 Toute théorie des origines, créationniste ou évolutionniste, qui ignore Christ conduit inévitablement à une fausse conclusion

 Que nous considérions l'évolution athée, l'évolution théiste ou la création progressive, toutes ignorent Christ, même si l'évolutionniste théiste et le créationniste progressiste, ont une place pour un dieu.

 Il en est de même pour le Créationnisme scientifique, sans liens avec l'Écriture Sainte et avec Christ, celui-ci ne conduit jamais au Dieu de la Bible. Dans ce sens le créationnisme scientifique, au mieux rentre dans le cadre d'une Apologétique rationaliste.

 Dans tous ces cas, ces théories des origines sont défectueuses , puisque le rôle essentiel du Christ est exclus. Certes un contenu Christologique peut y être superposé, mais ce n'est pas leur base et leur fondement, ce n'est qu'une adition superflue.

 Au paragraphe 6.1.1 nous avons rappelé que l'apôtre Jean nous fait voir la Christologie qui est dans la Genèse. En Genèse 1: 3-5 Dieu envoya la lumière sur la terre; il y a une autre lumière: Christ est la vraie Lumière qui éclaire chaque homme. Le Nouveau Testament insiste sur le Créationnisme Christocentrique, et il n'y a pas de plus claire démonstration qu'en Colossiens 1: 16. Ce qui nous montre que toute la Création était très bonne et achevée et qu'Adam n'était pas un homo sapiens sapiens comme nous l'affirment les évolutionnistes théistes.

 Ainsi la mentalité païenne ne doit pas rentrer dans notre perspective. Dans la mentalité grecque, le vrai monde supérieur était le domaine des idées, tandis que le domaine de la matière était sans signification, dominé par l'écoulement du temps. La Bible ne donne aucun fondement à une telle approche.

 L'Éternel Dieu est le Créateur  de toutes choses, visibles et invisibles, physiques et spirituelles, car en Christ ont été créées toutes choses qui sont dans les cieux et sur la terre…et répétons le, cette Création était très bonne et achevée.

 4.1.4 Christ et le Cosmos: croire pour comprendre

Il y d'abord, la relation de Christ le Médiateur et Rédempteur avec l'Éternel Dieu; et il y a aussi la relation de Christ avec l'Univers qu'Il a créé. Christ n'est pas une partie de l'ordre créé , car en Lui ont été créées toutes choses qui sont dans les cieux  et sur la terre…

 En Hébreux 1: 2 … c'est par Lui qu'Il (Dieu) a fait les mondes. Christ n'est pas créé mais engendré[9]; Il est l'Unique. Il a la priorité Unique avant le commencement du temps. Lorsqu'Il répondit aux pharisiens avant qu'Abraham fut Je suis, Il prend pour Lui le Nom ineffable et éternel de IHVH. Il est Dieu éternellement, Il ne connaît ni passé ni futur. Tout est présent pour Lui:

Dieu nous a parlé dans ces derniers temps par le Fils, qu'Il a établi héritier de toutes choses et par qui Il a fait le monde. Ce Fils est le rayonnement de Sa gloire, l'empreinte même de Sa personnalité, et soutient tout de Sa Parole puissante (Héb 1: 2-3).

 Christ n'est pas un intermédiaire, Il est co-Créateur[10], Il est la Parole (grec Logos, hébreu Dabar). Or les théistes évolutionnistes ne distinguent pas la Création de la Providence[11], parce que à leur point de vue, la Création fut accomplie par des moyens Providentiels plutôt que par des miracles.

 Or, la Création est bien tout entière dans le domaine du miracle. Le miracle est l'action de Dieu qui dispose des lois de la physique, de la chimie, de la biologie, en un temps et en un lieu déterminé. Il a créé toutes les lois nécessaires à la subsistance du monde.: toutes choses subsistent en Lui. En Christ!

 D'autres parts, si les trônes, les dominations, les autorités, les puissances (v. 16) étaient des institutions humaines dans l'histoire, sous le contrôle de la Souveraineté de Dieu, comme dans le cas de Nébucadnetsar, où l'Écriture nous dit: On te chassera (Nébucanetsar) du milieu des hommes, et tu auras ta demeure avec les bêtes des champs. On te nourrira d'herbe comme les bœufs, et sept temps passeront sur toi, jusqu'à ce que tu reconnaisses que le Très Haut domine sur la royauté des hommes et qu'Il la donne à qui il Lui plait (Daniel 4: 32). Alors le fait que Christ ait créé toutes ces choses ne diffère en rien de son règne providentiel sur la société humaine car toutes choses subsistent en Lui

 C'est là que se trouve le lieu de liaison entre la Christologie et le fondement des sciences. Quand l'Écriture Sainte nous dit en Héb. 1: 3 que Christ soutient toutes choses par Sa Parole puissante: Il soutient tout ce que nous appelons lois de la nature: lois de la biologie, lois de la physique etc.

 Ainsi, lorsque le Dr Maurice Vernet[12] nous parle du pouvoir de régulation qui assure le fonctionnement de la vie et qui se superpose aux auto-régulations locales d'ordre purement chimique qui se produisent dans les cellules, en réglant ces auto-régulations en fonction de l'ensemble; il nous dit ce qu'il observe, mais au-delà il n'y que Celui qui soutient toutes choses. Et lorsque M. Vernet nous parle de l'énergie de la vie; d'où  vient cette énergie de vie? Sinon de l'Unique source de vie!

 On peut donc affirmer, en termes scientifiques, que Christ soutient tout selon les lois qu'Il a créées, et non seulement les parties qui nous sont accessibles. La continuité et la cohérence de l'univers physique sont ainsi assurée. Les lois découvertes par les scientifiques sont l'expression instant après instant de la Volonté de Dieu en Christ.

 Au verset 16, il y a une autre réalité: Tout a été créé par Lui et pour Lui. Tel est le vrai but de l'Univers créé. Tout a été créé en Christ, à travers Christ, mais aussi pour Christ. C'est ainsi que l'Univers sert à la Gloire du Fils selon la Volonté du Père. Le Cosmos démontre la gloire du Christ et Sa Volonté, Son Esprit et Sa Personne sont ainsi exprimés. Tel est le but de l'Univers créé.

 Souvent on nous parle comme si l'Univers était là, comme une partie d'un système déiste décrivant l'ordre des choses. Dans cette perspective, nous pensons de façon séparée, que le Christ Jésus est venu sur la terre, seulement pour sauver les pécheurs, ce qui est bien vrai. C'est bien là le sujet du Salut introduit par l'œuvre cosmique du Christ (Rom 8: 20-22), qui restaure la Chute cosmique.

 Il a plu à Dieu de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix (Col 1: 20). Christ soutient bien toutes choses dans les cieux et sur la terre. Toutes choses subsistent en Lui. Telle est l'œuvre de salut en Christ et par Christ.

 La Bible déclare pleinement et franchement que toutes choses ont été créées par Dieu, non par nécessité, mais dans Sa Souveraine Grâce, et par la Parole de Sa bouche. Ce grand fait de la Création est exposé non seulement en Genèse 1, mais aussi en Jn 1: 1-14; Éph 3: 9; Col 1: 16; Héb 1: 2; Apoc 4: 11. Au Psaume 33: 6, il nous est dit:

Les cieux ont été faits par la Parole de L'Éternel, et toute leur armée par le souffle de sa bouche.

Que toute la terre craigne l'Éternel !Que tous les habitants du monde tremblent devant Lui ! Car il dit et la chose arrive; Il ordonne et elle existe (v. 8-9).

Il ne Lui faut pas des milliards d'années, mais des millièm

 

[1]  BERKHOF Louis, Systematic Theology, BoT,1969

[2] Nombre cardinal, qui exprime le nombre, la quantité, comme un, deux, trois , quatre etc. Dans le texte Hébreu, Yom éhad, Jour Un (et non pas premier Jour comme on voit de façon générale dans les traductions) marque la signification de Yom qui contient un soir et un matin, ce qui défini bien la durée du jour, entre un soir et le soir suivant. Un universitaire historien, voulant attribuer a Yom une durée indéfinie, disait à de jeunes étudiants en théologie que, puisque le Soleil n'a été créé que le quatrième jour, les trois premiers jours devaient être interprétés comme de longues durées. Or le texte biblique dit bien: un soir et un matin et non pas plusieurs soirs ou matins.

[3] Deuxième, nombre ordinal qui marque l'ordre, le rang, la place dans une série deuxième, troisième, quatrième etc. Les jours qui viennent après le jour Un et qui sont donc de même structure. Tel est le sens obvie du texte: sens concret bien défini.

[4] Le Logos/Dabar est donc bien la Parole

[5] ANDREWS E.H. Christ and the Cosmos, Evangelical Press, 1978.

   Perspectives Bibliques du Cosmos, Europresse, 2000;

[6] Ce qui montre l'erreur monumentale de ceux qui veulent nous faire croire que le Christ, Fils éternel de Dieu aurait procédé par essais et erreurs selon un processus évolutionniste.

[7] Le Cosmos est l'Univers  considéré comme un système bien ordonné. L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe.

[8] Nature: Un mythe majeur de la pensée moderne est qu'il existe quelque chose qui serait la Nature: un agent, ou un ensemble de forces ou de principes, opérants ou opérationnels dans une chose ou un être et qui déterminerait complètement ou principalement sa constitution et son développement. On parle aussi des lois gouvernant la Nature; comme si l'Univers était la source de ses propres lois, ou son propre système de causalité.

La Bible n'a pas de terme signifiant Nature, ni aucune indication indirecte qu'il y aurait quelque chose d'analogue. Au contraire et de façon exclusive, elle nous dit que l'Éternel Dieu opère de façon directe et absolue, dans tous les degrés et les phénomènes que le langage courant appelle naturels.

Dieu est le Créateur, donc le système du monde Univers, existe par Son seul éternel décret.

[9] Symbole de Nicée

[10]  Confession des Églises Réformées en France. La Création: nous croyons que Dieu, en trois Personnes coopérantes, a - par sa puissance, sa sagesse et son incompréhensible bonté - créé toutes choses, non seulement le ciel, la terre et tout ce qui s'y trouve, mais aussi les esprits invisibles…

 [11] Titre 8 de la Confession de foi de la Rochelle: La Providence de Dieu: Nous croyons non seulement que Dieu a créé toutes choses, mais qu'Il les gouverne et les conduit, disposant de tout ce qui arrive dans le monde et réglant tout selon sa volonté.

Certes nous ne croyons pas que Dieu soit l'auteur du mal ou que la culpabilité puisse Lui être imputée, puisque au contraire sa volonté est la règle souveraine et infaillible de toute droiture et de toute justice vraie. Mais Dieu dispose de moyens admirables pour se servir des démons et des impies, de telle sorte qu'Il sait convertir en bien le mal qu'ils font et dont ils sont coupables.

Ainsi, en confessant que rien ne se fait sans la Providence de Dieu, nous adorons avec humilité les secrets qui nous sont cachés, sans nous poser  des questions qui nous dépassent. Au contraire, nous appliquons à notre usage personnel ce que l'Écriture Sainte nous enseigne pour être en repos et en sécurité; car Dieu à qui toutes choses sont soumises, veille sur nous d'un soin si paternel qu'il ne tombera pas un cheveu de notre tête sans sa volonté. Ce faisant, il tient en bride les démons et tous nos ennemis, de sorte qu'ils ne peuvent nous faire le moindre mal sans sa permission.

[12] VERNET Maurice (Dr en médecine et biologiste) Révolution en Biologie, production de Paris, 1969. La grande illusion de Teilhard de Chardin, Gedalge,1964

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