CHAPITRE 1

 

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La condition préliminaire à l'Apologétique

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Dans le verset 1 Pie 3: 15,  il y a un appel à l’apologétique , prêts à vous défendre (apologie), mais  le verset 14 nous dit clairement qu’il y a une condition, une préparation nécessaire, requise par: sanctifiez  dans vos cœurs le Christ le Seigneur. Là est la condition nécessaire avant la défense.

 

1. 1  Sanctifiez dans vos cœurs le Christ le Seigneur.

Il ne faut pas oublier que le terme Seigneur désignait l’Eternel dans l’Ancien Testament (Exode 20), lorsque IHVH proclame les Dix Commandements. Il est clair que dans l’Eglise après Pentecôte, les chrétiens ayant compris l’humiliation de Christ sur la Croix et Sa résurrection, ont reconnu en Lui l’Eternel (IHVH) de l’Ancien Testament. Ainsi nous devons mettre en pratique le premier Grand Commandement: tu aimeras le Seigneur, ton Dieu,  de tout ton cœur (le lev hébreu), de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force (Marc 12: 30).

 

Dans le désert, les Israélites buvaient à un rocher  spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ (1 Corinthiens 10: 4).

 

Il y a plusieurs façons de sanctifier le Nom du Christ, il faut d’abord le mettre à part dans notre cœur, ce qui veut dire qu’Il prend toute la place, et en même temps honorer Son Nom, Lui accorder un grand respect: ne pas prendre Son Nom en vain. Malheur à ceux qui le tourne en dérision sur les média.

 

Nous devrions toujours nous souvenir du 3ème Commandement:

Tu ne prendras pas le Nom de l’Eternel ton Dieu,

en vain, car l’Eternel ne tiendra pas pour innocent

celui qui prendra son Nom en vain.

La 99ème réponse du Catéchisme de Heidelberg nous dit:

 

Que non seulement nous ne profanions pas le Nom de Dieu par des jurons, de faux serments et des jurements inutiles, mais que, par  notre silence ou notre complaisance, nous ne nous rendions pas complices de péchés aussi horribles; en résumé, que nous n’ayons son Saint Nom à la bouche qu’avec crainte et vénération afin de le confesser, de l’invoquer et de le glorifier droitement dans toutes nos paroles et nos actions.

 

Dans la prière qu’Il nous a Lui-même enseignée, la première demande est: Que ton Nom soit sanctifié;  la 123ème réponse du Catéchisme nous dit:

 

c’est-à-dire: donne-nous d’abord de te connaître droitement, de te sanctifier, de te célébrer, et de te louer dans toutes tes œuvres en lesquelles brillent ta toute puissance, ta sagesse, ta bonté, ta justice, ta miséricorde et ta vérité. Donne nous aussi de régler toute notre vie, nos pensées, nos paroles et nos actes de telle sorte que ton Nom ne soit jamais blasphémé à cause de nous, mais plutôt honoré et glorifié.

 

Ce verset 1 Pie 3: 15 dit clairement que la Foi Chrétienne donne lieu à une défense raisonnable, sinon il n’y aurait pas cette injonction.  Cela implique la possibilité de communication entre le croyant et l’incroyant. Le fondement précis de cette communication constitue le problème apologétique concernant la nature du point de contact ou du terrain commun entre le croyant et l’incroyant.

 

Ce verset nous montre aussi quelle attitude nous devons avoir: non pas un orgueil intellectuel, mais une action avec douceur et respect; nous souvenant à chaque instant de la Grâce Souveraine de Dieu. Sans oublier que nous marchons devant Sa face, si nous voulons bien faire. La régénération du cœur de celui qui nous demande la raison de notre Foi est l’œuvre du Saint-Esprit qui nous précède toujours. Notre Mission est d’exposer clairement tout le Conseil de Dieu.

 

1. 2  Défendre notre Foi

Mais dans ces paroles, S. Pierre, pense à l’opposition à laquelle le peuple du Seigneur va devoir faire face. Pour cela il y a une procédure adaptée, qui n’oublie pas le second grand commandement: avec douceur et respect.

 

Remarque 1 Aujourd’hui, plus que jamais, en pleine société déchristianisée et sécularisée, il est nécessaire de se préparer à la douceur et au respect: il y a ceux qui cherchent et qui n’ont jamais entendu l’Evangile. Car, “la Foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ” (Romains 10: 17). Comment auraient-ils entendu si personne ne leur a prêché? (Romains 10: 14).

 

Remarque 2 :  Mais la rencontre la plus difficile a lieu lorsque l’interlocuteur a entendu un “évangile” édulcoré et affaibli. Tout au long de l’histoire de l’Église, on trouve des “prédicateurs” qui ont mis une sourdine sur la Parole biblique/évangélique. Ils ont cherché à présenter l’homme pécheur déchu, de façon légère, sous un jour qu’ils voudraient moins décevant que ce qu’en dit la Bible. C’est ainsi que les judaïsants, cités dans l’Epître aux Galates, enseignaient que les hommes mériteraient leur salut en faisant les bonnes œuvres prescrites par la Loi.

 

Certains embarbouillés des idées de Platon ou de Protagoras, croient que l’homme est la mesure de toute choses, typiquement c’est la rébellion contre Dieu. L’Église d’Orient a soutenu que la volonté humaine est libre par rapport au Créateur et que le but du salut est la divinisation de l’homme. Ce n’est pas ce qu’enseigne l’Écriture comme nous l’avons déjà dit.

 

L’Église d’Occident a succombé au semi-pélagianisme, comme l’ont fait beaucoup de ceux qui se disent “évangéliques”; leur point de vue est que l’homme n’est que malade et qu’il n’a besoin que d’une médecine douce tirée de l’Evangile; évangile édulcoré comme nous l’avons souligné ci-dessus.

 

La Réforme revint à la réalité de l’état de l’homme déchu enseigné par la Bible Révélation Parole de Dieu: l’homme n’est pas malade et en manque de médicaments, il est spirituellement mort, son seul espoir est la Résurrection et le rétablissement de toutes choses.

 

Lorsque quelqu’un nous demande raison de notre Foi, parce que nous lui affirmons que Dieu a créé tout ce qui existe, que Adam s’est révolté, que nous sommes ainsi totalement séparés de nôtre Créateur, et que notre seul espoir est en Christ: nous devons être prêts a faire une apologie, selon une apologétique biblique. Ce qui peut se traduire: “Soyez prêts à donner, à celui qui vous répond, un cours d’Apologétique Biblique.” Celui qui nous interroge demande la raison, et la logique de notre espérance; nous devons donc être préparés à montrer la logique et la raison de cette espérance.

 

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